54* ÉCLAIRCISSE MENS.
soleil. C’est sans fondement que Geber (o) lui reproche de fe contrediraici, en lui objectant que puisqu’il plaçoit Vénus & Mercure au-deífous diîSoleil , ces deux planètes dévoient avoir une plus grande parallaxe qu®le Soleil, qui, suivant Ptolémée , en avoir une de près de $ & que®
partant des distances de Vénus & de Mercure périgées, établies par lui-même, la premiere devoit avoir une parallaxe de 3 & la seconde une de 7 -II est évident que Ptolémée ne pensoit pas que ces planètes manquassentabsolument de parallaxe, mais qn elle étoit insensible par les observations-dont nous avons limité k précision à-peu-près à 5' (b) ~ d’autant que , pourqu’il eût pu appereevoir l’effet de la parallaxe , il lui auroit fallu deSobservations qui en fusienf affectées, & d’aurres qui ne le fuífent pas. OcMercure , qui s’éleve très-peu fur l’horizon-, n’est pas dans le cas..
Le point difficile étoit d’expliquer les deux révolutions des planètes tant ïl’égard d u soleil, qu’à l’égard du zodiaque. Cette entreprise, si Ton s’en rap-porte à Ptolémée (c) , avoir même avant Hypparqne , exercé la* sagacité desmathématiciens astronomes. Nous croyons que Sosigenes pourroít bien êrr®un de ceux que Ptolémée avoir en vue (d). Ils avoient eílàyé de représenter le*mouvemens des planètes par des hypothèses, d’en dresser des tables , qu’il*décoroient du titre magnifique de tables perpétuelles : c’étoient vraisembla-blement des éphémérides 3 mais les uns n’ont pu même commencer, lesautres finir la tâche qu’ils s’étoienr imposée. Nous allons exposer la manier®dont Ptolémée s’y est pris pour tirer des observations lès dimensions de tousles cercles, dans lesquels il enfermoit les mouvemens des planètes, & desmodifications qu’il fut quelquefois obligé dè. faire à cette hypothèse généralepour satisfaire â toutes îés apparences.
Z. XIX.
Nous commencerons,, comme: Ptolémée lui-même., pat Mercure 3 on-nepeut le voir que lorsqu’il s’écarte du soleil, & ce sont ces digressions, &ïur-tcut les plus grandes qu’il est utile d’observer. Ces digressions, selonlui, étoient produites par le mouvement dans l’épicycle. II en suivit cons-tamment l’observation , & il remarqua que les plus grandes de ces digressionsn’étoient pas toujours égales » ce qu’il attribua au mouvement dans l’excen-trique.. Parmi ces plus. grandes digressions inégales , il choisit la plus grand®
(a) Gcberi, Comment ìn Almag. ( b) Supra, p. 417.
Riccioli ,, Almagest,. Tome 1 , page (c) Almag. Lib. IX, c, 1.
4.94. V). s “P r ' a - p- 4?.;*