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Tome premier.
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ÉCLAIRCISSEMENT $ 5 ì

îs rayon de lepicycle en contient n^, le rayon du petit cercle 3 , & jadistance B H 3 (a).

La théorie de Vénus doit avoir beaucoup de ressemblance avec ceîie deMercure. Cependant il y a une différence très-sensible , c’est celle de leursExcentricités propres. Celle de Mercure est fort grande, celle de Vénus testfort petit* ; aussi Ptoiémée reconnut-il qu’il pouvoir se passer du petit cercleCíCHN. Il ne tient pas compte de l’excentridté de Vénus, que les obser-vations ne lui firent point appercevoir, & il n’a égard qu’à l’effet de l’excen-tticité de la terre , mais en l’attribuant à l’orbite de Vénus. Voici commentd s’y prit pour la trouver: après avoir déterminé, comme dans la théoriede Mercure (fig. 3 3) , les points H & K , apogée & périgée, il choisit (é)deux observations des plus grandes digressions, Tune orientale , l’autre occi-dentale , faites lorsque le centre de lepicycle où lè soleil, qui a le mèmeNiouvemeut, étoit à 90° de l’apogée. Ces deux digressions ED«, F D nëtoient inégales , Sc leur différence m D rt, ou BDC, étoit double defesser de l’excentricité. De la valeur de cette différence , ou de cet angle"iD n donné par observation , il.concluoit le rapport de B C à BD ; ilPartageoit cette excentricité B C en deux parties égales en A, ou il plaçoitle centre de l’excentrique, & en C le centre d’un cercle qu’il appeloit l’équanr°u le cercle dans lequel les mouvemens étoient égaux en tems égaux.

Le rayon de l’excentrique AH étant de 60 patries, B C étoit de 2 { , ABpar conséquent de 1 & le rayon de l’épicyle de 43

' §. XXII.

On demandera pourquoi Ptoiémée a employé dans cette théorie , ainsique dans toutes les autres, ce cercle nommé équant, qui étoit un cerclepurement fictif, & même inutile , puisqu il n’avoit qu’à placer le centre def excentrique au lieu où il met le centre de l’équant ? Son hypothèse aurqitet é plus physique j car enfin son excentrique est physique : la planète portéedans un épicycle , pouvoir le paroître ausiì. Dans un tems où on ne con-n oissoit point un mécanisme plus simple & plus digne" de la nature , onP°Uvoit croire que les mouvemens des planètes s’opéroient ainsi. Maisftolémée n’ignoroit pas que cet équant n’existoit point. On peut croire qu’ils y est détermine par deux raisons (c), i°. pour qu’il y eût un point d’où les

Ca ) Almag. Lib. IX.

®accioli, Almag. Toro.I, p. 5 6$.

(b ) Almag. Lib. IX , c. 3 .

(c) Riccioii, Almag, Tom .1 , p. j %