5«. ÉCL AI RC.ISSEMENS.
Schrekenfuchsius donna une nouvelle édition latine de toutes les osUVtSSde Ptolémée , la géographie exceptée, en Rafle en 15 51.
Jean-Baptiste Porta traduisit le second livre de l’Almageste. Cet ouvragesut imprimé à Naples en 1505.
v J. XXXVII.
Nous ne quitterons point Ptolémée fans essayer de le justifier d'une incul-pation assez grande. Quelques astronomes ont été persuadés que Ptoléméen’étoit point observateur ; nous ignorons quelle preuve on pourroit donnerd’un pareil soupçon. II a puisé dans les écrits d’Hypparque Sc de ceux quil’ont précédé , fans qu’on doive conclure qu’il n’a point fait les observa-tions dont il se dit 1 auteur. Pense-t-on que ces observations soient ima-ginaires ? Mais alors comment auroit - il rencontré si juste la plupart deSélémens de la théorie des planètes (a) ? Pense-t-on que ces observationsseulement ne soient pas de lui : mais alors pourquoi n’en a-t-il pas uséde même dans d’autres cas ? Par exemple, la détermination de la quan-tité du mouvement des fixes est fondée fur des observations de Mé-nélaiis & d'Agrippa; s’il y avoir quelque occasion ou il dût être tenté dss’attribuer les observations d’autrui, ce devoit être celle là. Cette détermi-nation étoit naturelle & importante ; il ne l’a cependant pas fait. Ptoléméen’a pu, ni dû supposer aucune observation. Nous croyons bien qu’il a usede finesse , en ne donnant des observations qu’il a faites, que celles qu*s’accordoient avec le résultat moyen de toutes les autres. Cette adresse , qUSnous n approuvons pas, n’est cependant point un crime; d’ailleurs pourquoin’auroit-il pas fait les observations des planètes qu’il s’attribue ? II y a centfois plus de mérite à avoir imaginé ses hypothèses, quelque défectueusesquelles soient, à avoir conçu l’idée de l’Almageste , dépôt de toutes lesconnoissances astronomiques , que d’avoir fait le plus grand nombre d’ob-servations. Ptolémée n’ignoroit pas qu’il laisloit un trésor à la postérité,quoique peut-être il ne prévît pas que ce livre perpétueroit i’astronomi ejusqu à Copernic , Sc feroit seul l’étude de quatorze siécles.
§. X X X V IÌ I.
Plusieurs habiles astronomes ont élevé des doutes fur l’exactitude deses observations. » La quantité du mouvement de l’apogée du soleil , q ut
(a) Supra, p. ;4? . s;4-