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Tome premier.
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ÉCLAIRCISSEMENT <r fI

ost-auroit pu en conclure facilement la déclinaison de la route des planètes \niais dans toutes les sciences physiques , il faut d’abord un certain remspour apprendre à voir, Sc ensuite un autre tems pour apprendre à réflé-chir fur ce que l’on a vu. Les Chinais , malgré f avantage d’avoir conservépendant près de 5000 ans le même empire , les mêmes institutions , sele même esprit, n'ont jamais eu qu’une astronomie incertaine , dénuée de-principes fixes & sûrs, Sc pour ainsi-dire , toujours dans l’enfance.

Z. XIX.

Nous rapporterons ici ce que le P. Gaubil dit d’un instrument fort vantédans l’histoire chinoise ; instrument que Y-hang avoit fait construire , &cqui lui attira les éloges de toute la Cour. L’eau faisoit mouvoir plusieursroues, & par leur moyen 011 repréfentoit le mouvement propre & le mou-vement commun du soleil , de la lune Sc des cinq planètes ; les conjonc-tions , les oppositions , les éclipses du soleil & de la lune , les occultationsdes étoiles & clés autres planètes. On voyoit la grandeur des jours & desnuits pour Si-gan-fouj les étoiles visibles Sc non visibles fur son horizon»Deux stiles marquoient jour & nuit le ke (a) & les heures. Quand íe stileetoit fur le ke, on voyoit tout-à-coup paroître une petite statue de bois quidonnoit un coup fur un tambour, Sc disparoilfoit d’abord. Quand le stile;étoit sur l’heure , une autre statue de bois paroissoic fur la scène , Sc frappaitsur une cloche ; le coup donnéelle se retiroit.

Cet instrument étoit très-ingénieux, mais le P. Gaubil se trompe fansdoute dans cette descriptionq.il falloit dire une aiguille au lieu d’un stile ,car un stile ne marque le tems que par son ombre. Or 1 0 .. dans quelquecadran, que ce soir, il faut la présence du soleil ou de la lune pour qu’ily ait une ombre. Le stile naurok pas toujours marqué Fheure ni le ke ji c . comment L’ombee,, en tombant fur certaines divisions, auroit elle donnéle mouvement à la statue ? Une aiguille peut le donner aisément par lemoyen d’une détente»

Nou.s observerons fur cette horloge- ce que nous avons cléjà observé surcelles. d’Hasoun-Alraschid &. de Vitruve , que les heures n’étoienr annon-cées que par un. seul coup.. Mais quand on réfléchit fur ce mécanismeuniforme & commun à des pays si, éloignés, quand on volt fart des hor-loges perfectionné à Alexandrie , annoncer par fa perfection même un art

(a) Soucier j. Tom. II, x. 8/.. Le Le est la centième partie d'un pur..