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Tome premier.
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ÉCLAIRCISSEMENT

depuis long - tems cultivé , quand on retrouve le même art & la mêmeperfection à la Chine & à Babylone, quand on se rappelle que les ancienshabirans de la terre, pour faire les observations dont il nous reste quel-ques résultats, ont dû. avoir des instrumens propres à mesurer le tems,on est tenté de croire que dans des pays si éloignés, chez des nations dontle caractère est la lenteur, Sc dont le génie est peu inventif, ces progrèssemblables d’un même art indiquent au moins une tradition des inventionsqu’on avoir faites dans ce genre. Cette tradition , également conservéechez ces différens peuples , en garantissant par un exemple connu la poslbbilité de l’exécution, les a fait revenir fur la voie, a produit les mêmesefforts Sc a été suivie des mêmes succès.

§. X X.

O n n'a point de détail fur les catalogues des étoiles, les cartes Sc lesglobes célestes que Y-hang fit construire : on fait seulement qu'il observa lalatitude de Sinus de 40° chinais, qui font, selon notre maniéré de compter,39 z / 30" (a). Flamsteed la trouva en 1692 de 3 9 0 3 2/ 8"; M. de la Caille en1750, de 3 9° 3 1 5 8"i ; Sc Ptolémée, 600 ans avant Y-hang, de 3 9 0 iq'. Celaprouve que Y-hang n a pas si mal observé; fa détermination, qui est entrecelle de Ptolémée Sc celle des astronomes modernes, est à-peu-près csquelle doit être , en supposant la latitude de Sirius croissante ; & on peutconjecturer que ['exactitude de son observation est au moins égale à celleçjes observations dè Ptolémée.

§. XXI.

Les livres de Y-hang font obscurs , il n’y a que ceux qui entendentbien la matière, qui puissent trouver le sens des principes & des réglés quiy font contenus. Le respect des Chinois pour ce qui reste de Fohi & deConfucius, le préjugé que tonte l'astronomie y est renfermée a toujours forcéles Chinois a. y chercher les principes des moavemens célestes. Ce n’éroit pasassez d’avoir découvert certaines périodes , il falloir prouver quelles croientindiquées dans les Rouas de Fohi &c dans les nombres celestes & terrestresde Confucius. Voilà ce que les Chinois admiraient le plus. C’est à-peu-près ainsi que M. de Chezeaux a trouvé de nos jours la théorie du soleil

la) Souçiet, Observât. &c. Tora. II, p. 8j, -

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