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Tome second.
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14 HISTOIRE

pis fort élevée (a). C’est pourquoi, selon eux, les réfractionsn’étoicnt plus sensibles à quelque distance de l’horizon. Cesastronomes n’avoient qu’un tort, c’étoic de donner trop d’in-flucncc aux vapeurs terrestres , 6c d’y chercher la principalecause de la réfraction. Le principe est simple : le rayon delumière , en passant de l’éther , qui est infiniment subtil, dansl’air qui Test beaucoup moins, se détourne de sa route. II s’endétourne encore quand il rencontre des masses d’un air plusdense , comme est celui qui a voisine la surface de la terre; airchargé du poids de l’atmosphcre , 6c en outre épaissi par lesexhalaisons du fol. Cet air dense , ces vapeurs contribuentdonc à augmenter la réfraction déjà produite au passage del’éther dans l’air.

Keplcr, pour connoître les réfractions de l’air , imagina desc servir de celles de l’eau : Vitellion les avoir mesurées. Eneffet, si l’on regarde perpendiculairement un objet, placé aufond d’un vase plein d’eau , on verra cet objet dans le lieuqu’il occupe réellement. Mais si l’œil fort de la perpendicu-laire , en s’abaiffant continuellement vers le plan horizontalde la surface de l’eau, l’objet sortira de sa place en sens con-traire , 6c s’élevera continuellement ; ces déplacemens fontl’effet de la réfraction : leurs quantités mesurées peuvent doncfaire juger de fa marche. Kepler remarqua que la réfractioncroissoit avec les abaissemens de l’œil, il pensa qu’elle dépen-doit de l’inclinaison du rayon visuel, ce qui est vrai ; il enattribua la cause à la résistance du milieu , où la lumière apeine à se mouvoir (b) ; ce qui devoir paroître alors fort vrai-semblable. Mais il remarqua que la réfraction croissoit beau-coup plus vite que les angles d’inclinaifon , fur - tout en

(a) Kepler, Paraíip. ai Vittlliontm, p. 77.

{b) lbid. p. 15 & 110.