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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 53

§. XXXV.

Cette proposition de partager l’exccntricité en deux élevaune question entre Keplcr & Tycho. Puisque les planètes semeuvent avec une vite lie inégale autour du soleil, vitesse quiest la plus grande Lc la plus petite aux deux extrémités desabsides , il s’ensuit que dans cette ligne, à une certaine distancedu soleil , il y a un point où la vitesse paroîtroit égale. Cettedistance a été nommée l’excentricité, ce point est le centre del’équant ; & dans tous les orbes des planètes , suivant l’hypo-thèse des anciens , il est au-delà du centre du cercle qu’ellesdécrivent. Mais Ptolémée, Copernic, ni Tycho n’avoient pointdonné d’équant à la terre; ils supposoient que les mouvemens,vus du centre de son cercle , dévoient être égaux : c'elì ce quirésulte nécessairement de l’hypothèse d’une orbite circulaire ,parcourue uniformément. La nécessité de l’équant prouvoitdonc au moins que l’orbite des autres planètes n’étoit pasparcourue toujours avec la même vitesse , &. les anciens quel-quefois ont abandonné l’unisormité sanss’en douter. C’est parcsqu’on entend mal son hypothèse, qu’on en suit une fausse; si l’onétoit conséquent, l’erreur seroit presque toujours découverte.

Kepler conçut des soupçons ; il étoit choqué de voir quecet équant, ou l’épicycle par lequel Copernic l’avoit remplacédans son système , ne fussent pas communs à la terre &. auxplanètes. Ce grand homme voyoit clairement que les loix dela nature font générales (a). II en résultoit que l’orbite de laterre paroissoit variable : Arzachel l’avoit cru , & Copernic 8 íTycho l’avoient suivi {b).

II imagina une méthode singuliers & ingénieuse de déter-

{a) Jn fiillam Martis , c. XXII , p. 114.

(i) lbid. p. 11 j.