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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 6z

lumière , cette analogie n’exclut pas quelque différence. Lalumière ne fe répand que fur les surfaces où elle est repoussée& réfléchie , l’opacité arrête son passage ; mais la vertu mo-trice pénétré la masse , puisqu’elle transmet le mouvement àroutes les parties , Sc l’opacité par conséquent ne lui fait rien.II n’oublie pas d’appuyer cette raison philosophique d'unexemple sensible , c’est que le magnétisme agit à travers lescorps solides. Kepler est si persuadé de cette vérité , qu’il neveut pas qu’on attribue à cette interruption de mouvementl’anticipation de l’aphélie des planètes ; il sent bien que c’cítun changement, une altération ; mais il remarque que si cechangement arrivoit par diminution, les aphélies reeuleroientau lieu d’avancer : c’est donc a u contraire une addition deforce Sc de mouvement. Sa vue fut aífez perçante pour apper-ccvoir que cet effet devoit appartenir à une cause étran-gère (^z). II y ramené aussi les excentricités, les inclinaisons,des planètes, fout ce qu’elles ont de commun, elles le tiennentdu soleil ; les différences seules ne viennent point de lui (b).Si , comme nous le pensons , le génie s’anncnce par la gran-deur des vues, par la généralité des idées, peu d’hommes ontété mieux partagés de ce don si rare de la nature. Toutes cesidées font bonnes Sc exactes , le tems en a vérifié une partie.Nous sommes obligés d’avouer qu’il ajoute que cette causepeut être animale ; c’est le sceau du siecle où cette opinionexpirante avoir encore des partisans. Kepler dominoit puis-samment ce siecle, m.ds en le réformant sur tant de points ,il a bien fallu lui céder fur quelque chose : on ne doit pass’étonncr si en qualité d'hom me , il a payé son tribut à l’édu-cation , à l’habitude Sc à la foibleffe humaine. Cependant on

(d) lnstellam Marûs , C. XXXV, p. 177.

(0) Ibid. C. XXXVIII, p. i*v