DE GASTRONOMIE MODERNE, rzi
tz. XVIII.
Jamais explication ne fut plus íimple, plus claire, plusévidente ; auííi a-t-ellc été d’abord adoptée par tous les con-temporains, ce qui est aílez rare, 6c regardée comme une véritéconstante par leur postérité. Le seul P. Fabri , fous le nomd’Eustache de divims 3 s’éleva contr’elle, 6c malgré son évi-dence , osa en proposer une autre ; mais la sienne ne trouvapoint de partisans. L’auteur s’en repentit, 6c il fut astez justepour joindre à la si n son consentement à l’applaudistementgénéral (a). Huygens ne put parvenir à cette explication quepar une longue fuite d’obfcrvations. Nous croyons le voir lesyeux toujours fixés fur Saturne ; rien de ce qui entoure cetteplanète , 6c de ce qui pouvoit être saisi par la puissance deson télescope ne devoit lui échapper : ses soins pour la décou-verte de l’anneau lui en valurent une seconde ; il uppercut unenouvelle planète, qui est un satellite de Saturne. Elle tourneautour de lui dans une révolution d’environ seize jours (b) ; 5clorsque Jupiter est riche de quatre satellites, Saturne son vieuxpere , détrôné par lui, en^a du moins un ; c est le reste de fasouveraineté 6c de sa Cour. Huygens enrichit donc notre sys-tème, il augmenta le nombre des planètes, mais il pensa quec’étoit la derniere qu’on put découvrir. II faut tenir à l’huma-nité par quelque chose; les propriétés mystérieuses des nombresn’étoient pas encore hors de mode , Kepler les avoir rajeunies* *Huygens les avoit conservées. Il s’applaudit de fa décou-verte , parce que ce satellite de Saturne , joint à la lunede la terre 6c aux quatre satellites de Jupiter , ache voir Jenombre de six planètes secondaires, nombre égal à celui des
(a) Histoire des mathématiques, T. II,
(L) Hutenii opéra.
*5 Mars 1655 , p, J41 & J 4 8 *