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de Lyon , faifoit sans éclat des observations utiles ; il fut peuconnu, êc méritoit de l’être davantage : ses observations fontvoir que le génie peut prévenir les progrès des sciences, 2c ense passant des moyens de perfection qui manquent encore ,parvenir cependant à une assez grande exactitude. En 1659Lc 1661 il tenta de mesurer le diamètre du soleil. Les instru-mens, qui servoient à mesurer sangle de ce diamètre , étoientsusceptibles d’errcurs considérables; une erreur de deux ou troisminutes étoit énorme fur une quantité de trente minutes : auísitous les astronomes différoient-ils beaucoup dans cette mesure.On faifoit alors peu d'usage du pendule 2c de son isochronismereconnu par Galilée. La difficulté de compter les vibrations ,Lc sur-tout celle de déterminer la durée de ces vibrations , enrendoient l'u sage difficile. Hévélius l’employa cependant dansl’éclipsc de soleil du 1 1 Août 1634; il sc servit d’un pendulequi faifoit 3 9 vibrations par minute , 8c 2. 3 40 par heure (a).On peut croire que ces nombres 2c ces déterminations avoientbeaucoup d’incertitudc. Mouton employa le pendule plusingénieusement , il conçut l’idéc de mesurer le diamètre dusoleil par le tems que son globe met à traverser le méridien ;il représenta ce cercle par deux fils à plomb suspendus 2c placésdans le sens de la méridienne ; le premier sert à mirer ausecond, Lc è s’assurcr que l’on est dans le plan du méridien.Alors le tems écoulé entre le moment, où le soleil paroi t tou-cher le plus éloigné des fils, 6c lc moment où il le quitte, aprèssavoir traversé, peut donner en esset la mesure de ce diamètre;car en conséquence de ce que le cercle entier de séquateur ypasteen 24 heures, 1 5 secondes de ce cercle y doivent passer en uneseconde de tems. Si le globe du soleil occupe 3 o minutes, il‘sera
(u) Hévélius , Epist, de uxriusque luminaris defeîlu ., iéJ4 , p. 54.