DE GASTRONOMIE MODERNE, rzfdonc deux minutes à passer. Mouton employa le pendule pour dé-terminer le tems de ce passage; mais il falloir connoître la duréedes vibrations de ce pendule : voici comme il s’y prit. 11 plaça untroisième sil vers la gauche , dans une direction qui sa i toi t unangle avec les deux fils de la méridienne. Ce troisième étoitdans un cercle vertical. Le pendule étant mis en mouvement,il observa le moment où le soleil touchoit ce troisième fil, & ilcommença à compter les vibrations jusqu’au moment où le soleiltoucha le sil de la méridienne. Il répéta cette expérience un grandnombre de jours, póur s’aísurer du nombre de ces vibrations;ensuite il calcula par la trigonométrie l’arc de l’équatcur ,compris dans cet intervalle (a). Mouton eut donc le nombre deminutes òc de secondes de l’équatcur, qui répondoit a u nombredes vibrations du pendule : l’invention de Huygens ne lui étoitpas encore parvenue , il ne s’éleva point à l’idée d’un instru-ment qui devînt une horloge perpétuelle, èc une mesure detous les momens ; mais son industrie.lui en procura un qui lemit à portée de faire une opération importante. II comptacombien son pendule saisoit de vibrations pendant le passagedu globe du soleil au méridien, ôc il en conclut que le dia-mètre de cet astre, lorsqu’il est le plus loin de la terre , est de31 3 1 ou 3 La détermination étoit plus exacte que cellequi fut faite peu de tems après par Auzout &i par Picard. M. dela Lande n’a pas trouvé plus d’une seconde à en retrancher (c),quoiqu’il se servît d’un excellent micromètre objectif. C’est ungrand mérite que celui de devancer ainsi son âge, &C d’attcindreune précision éloignée de plus d’un siecle.
(a) Mouton, Observât, diamet. solis,
S 2 s- r-.
(b) Ibld. p. 103.
(c) Astron. art. 1 ; 86.