DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i 37
peu d’autorité ; on ne fait íí des comètes n’ont pas été prisespour des étoiles. Le phénomène lc plus décisif , parce qu’ilfut bien observé, est: l’apparition de l’étoile de 1572 (a). Sadisparition, qui ne fe fit pas long-tems attendre, prouva com-plcttemcnt que les astres les plus fixes n’avoient pas une per-manence absolue. Lorsque les observateurs fe multiplièrent ,lorsque le ciel eut un plus grand nombre de témoins , fesinconstances Sc fes pertes , long-tems cachées , fuient misesà découvert. David Fabricius découvrit une nouvelle étoiledans le col de la baleine en 1596; Guillaume Janfon unedans le. col du Cignc en 1600; enfin Kcpîer une troisième en1604.(0). La prcmicre Sc la troisième disparurent en peu dete m s : la seconde feule persévéra pendant vingt-une années ;puis enfin , comme si elle étoit parvenue à la vieilleíTc , elles’afl'oiblit Sc mourut. II n’y avoit donc rien à conclure de cesphénomènes , linon que parmi les étoiles , quelques - unesnaiffoient comme nous , étoient sujettes comme nous à ladestruction, avec des inégalités de durée Sc de vie , semblablesà celles de tous les individus. Mais en 1638 Holsrard (c) revitl’étoile de la Baleine , Sc à-peu-près au même lieu où elleavoit été apperçue par Fabricius. II ignoroit fa premiere appa-rition , il la perdit lorfqu’elle fe cacha dans les rayons dusoleil ; St lorsque cet astre , en s’avançant dans l’écliptiquc ,eût rendu visibles les étoiles de la Baleine, Holvard ne retrouvaplus son étoile , quoiqu’il la cherchât avec foin : mais il díìtêtre étonné de la revoir tout à-coup le 7 Novembre 1 6 3 9 {ci).On la vit les années l 64.4., 45, 46, 47, 48 , avec desalternatives de disparition Sc de renaissance , telles qu’on ne
(a) Supra , Tom. I, p. 381,
(b) Supra, p. 33.
(c) Jean Phocillides Holvard.
(a) liistoriola mira fieiU , p. 148.