DE GASTRONOMIE MODERNE. 251voyageant en France, après avoir goûté Futilité de ces assem-blées , en emportèrent l’efprit dans leur patrie (a). Les plaiesdes guerres civiles faignoient encore; la tyrannie des Cromvelallarmoit les esprits , Sc ne leur laissoit de liberté que dans lesein des sciences , dans la culture de leurs vérités paisibles , Scsur-tout séparées des vérités morales Sc politiques , qui fontTeffroi des usurpateurs. Les Anglois formèrent de pareillesassemblées à Oxrort : bientôt elles donnèrent naissance à laSociété royale de Londres. L’usurpation abdiqua le trône ,l’héritier légitime Charles II y remonta : la Société royale futétablie par son autorité ; Le le génie de la nation donna àcette Institution un caractère si mâle Le si puissant, qu’on doita sa constance Le à fes efforts les plus grands progrès dessciences Le de la vérité. L’établiflemcnt de la Société royalefut commencé en 1659, mais elle ne prit une forme régulièrequ’cn 1662, Sc fes mémoires, intitulés Transadions philoso~pkiqucs j n’ont commencé qu’à l’époque de 1665.
§. III.
L’Academie des sciences de Paris fut fondée à la sinde Tannée suivante. La France , depuis long-tems troubléepar la guerre , refpiroit par la paix des Pyrénées ; Mazarinn’étoit plus, Louis XIV régnois déjà par lui-même , Sc lesidées de la nation s’aggrandiffoient avec les siennes. II aimoitla domination Sc la guerre , mais il encouragea les arts de lapaix; il sentit les avantages qui résultent, pour Tétât Sc mêmepour les Rois, de la culture des sciences Sc des lettres : Ten-couragement descend du trône, Sc leur gloire rejaillit sur lui.L’académie françoise, établie dès 1 6 z ; par un grand Ministre,
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(a) Histoire de l'Acad. dcsSciea. Tom. I , p. j.