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Tome second.
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r;8 HISTOIRE

Un observateur qui a l’œil dans une lunette , est seul avec sonobjet : ici exposé à Pair libre, le ciel entier étoit devant sesyeux; la foible lumière des astres, répandue dans l’atmosphere,nuisoit à la vision ; l’attention pour ne pas perdre Pastrc devue, pour le retrouver quand on l’avoit perdu , les attitudesgênantes , dévoient fatiguer extrêmement les observateurs ; ilfalloit voir vite, parce que l’astre pafle rapidemenr dans unelunette qui grossit beaucoup. C’est cependant en surmontanttoutes ces difficultés , qu’ont été faites les découvertes quenous décrirons dans les livres suivans; elles n’ont point rebutédes hommes enflammés du désir de connoîtrc , 2c ce courage,cette obstination louable n’est pas une petite partie de leurgloire.

§. VIII.

L’art de mesurer le tems avança 2c se perfectionna tout àcoup par une invention mémorable. Huygens avoir trouvé tropde secours 2c de moyens dans des télescopes mieux travaillés,Sc plus forts, pour ne pas chercher des secours semblables dansla perfection des autres instrumerrs. II médita fur les horloges,Sc il regretta fans doute que P u sage de cette belle machine fûtíì borné par son inexactitude ; il se rappela que Galilée avoiremployé le pendule à la mesure du tems , mais le pendule neservoit alors que pour de petits intervalles. En peu de tems lenombre des vibrations est considérable , il est difficile de lescompter ; d’ailleurs Pair résiste au mouvement des corps , lependule, mis en mouvement, diminue peu à peu ses vibra-tions, Sc finit par s’arrêter: voilà les difficultés. Huygens heu-reusement ne désespéra pas de son génie ; il pensa que pourcompter les vibrations, il suffi soi t d’adapter au pendule unrouage qui portât des aiguilles, Sí qui marquât fur un cadran