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depuis un moyen très-ingénicux de remédier à la variation dela longueur du pendule. On a tiré ce moyen de la cause mêmede l’inégalité : nous ne surmontons la nature qu’en I’opposantà elle-même. Tous les corps se dilatent, mais comme leurcontexture est différente , ils font inégalement travaillés parla chaleur , ils se dilatent inégalement. Le fer , par exemple ,s’alonge beaucoup plus que le cuivre. On a opposé un deces métaux à l’autre , en formant la verge du pendule dedeux lames , l’une de fer , l’autre de cuivre. Comme lesdilatations , les alongemens font en raison des volumes ,on proportionne en conséquence les longueurs de ces lames ;St quoique les métaux soient différens , les alongemens fontégaux ; alors elles font disposées de maniéré que si la dilatationdu fer alonge le pendule , fait descendre la lentille qui le ter-mine , la dilatation du cuivre la remonte auffi-tôt, St de lamême quantité. On a depuis varié ces combinaisons St cesmoyens ; mais il nous suffit d’avoir indiqué ici le principe ,St d’avoir montré comment on peut conserver au pendule lalongueur précise d’où dépend sa régularité, malgré les change-mens de l’atmosphere où il exécute ses mouvemens, St malgréle froid St la chaleur qui le modifient.
§. XII.
Voila ce qu’on avoir fait dans ce siecle pour perfectionnçrle nouvel organe par lequel l’homme s’avance dans l’espace ,St l’instrument qui lui sert à mesurer St à décomposer le rems.II semble qu’il y ait des époques où la nature permet une pré-' ci si on tout-à-fait nouvelle ; elle accumule les moyens de l’at-teindre : on pénétré plus avant dans les choses , St il en naîtune révolution dans les connoisfances. Le pendule étoit un
grand