î? o HISTOIRE
An<dois diront, le micromètre de Gascogne, les François, lcmicromètre d’Auzoat ; mais pour PEurope , pour la science,Auzout sera le véritable inventeur. Ce n’est point la préven-tion nationale qui nous conduit; lorsque nous écrivons l’histoiredes sciences, elles appartiennent à cous les pays , nous sommescitoyens du monde : mais une considération importante nousdécide. Les idées , les inventions naissent à Pépoque d’unccertaine maturité ; souvent le besoin , la nécessité les ap-pellent ; il est donc naturel que les esprits se portent vers cesidées nécessaires aux progrès attendus : c’est pourquoi il existetant de prétentions £c tant d’inventions disputées. En suppo-sant des droits égaux , à qui des concurrens apartiendra lagloire ? Qui méritera la reconnoissancc de la postérité , si cen’est celui qui publie le premier? On célébré les gens qui nousfont jouir, on oublie ceux qui ont été avares.
§. XVI.
La précision obtenue dans les petites mesures n’cxistoit pasencore dans les grandes ; il s’en falloit bien que les sextans 8cles quarts de cercle, destinés à mesurer les angles des distances& des hauteurs des astres, pussent les prendre avec la mêmeexactitude. Les anciens, en se servant des alidades, dirigeoiencla vue suivant leur longueur, mais il étoit facile qu’elle s’écar-tat, & il en naissoit des erreurs considérables. Hypparque yajouta des pinnules (u), pour conduire le regard ; Tycho lesperfectionna {b). Mais les erreurs n’étoient pas totalement dé-truites , ou du moins restoient trop grandes pour les moyenspressentis de la perfection nouvelle. Cette perfection devintgénérale par l’application des lunettes aux quarts de cercle Lcà tous les grands instrumens. Les lunettes font les meilleures
(a) òupra , Tom. I, p. J j.
(A) hd. p. 71-.