DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 271
pinnules , on les adapta aux instrumens en place des alidades ;elles ont le même objet, elles en remplissent la fonction, qui estde diriger le regard. Une feule attention est nécessaire; il fautque Taxe de cette lunette, la ligne qui la traverse dans fa lon-gueur £c dans son milieu , fasse exactement avec la ligne àplomb , avec la verticale, sangle marqué par les divisions dulimbe; mais il est des moyens de vérification pour reconnoîtrele parallélisme de la lunette, & pour tenir compte du défaut,qui n’en est plus un quand il est reconnu.
Dans l’intérieur de la lunette, au foyer des verres, on plaçadeux fils d'argent, ou deux cheveux en croix , qui par leurintersection , marquèrent aux yeux le centre de l’ouvcrture dcla lunette, devinrent un point de reconnoissance, un pointfixe & déterminé, qu’on pouvoit diriger à un point remarquablede l’objet, lorsque cet objet avoir une étendue sensible. On y -pointoit donc avec la plus grande justesse; car il n’y en a pointdc plus évidente que l’application d’un point fur un autre point.On voit ici les progrès rapides d’unc science par une feuleinvention , 8c fur-tout la perfection étonnante & tout-à-coupacquise de la pratique. D’un seul pas , la pratique, qui tient àl’exercice de nos sens, qui est appuyée fur des instrumens ma-tériels , avoir presque atteint l’cxactitude mathématique. L’in-dustrie humaine ôtoit au physique tout ce qu’elle peut luienlever , pour l’approcher des abstractions où fe trouve cetteexactitude. Les cercles de la géométrie font des lignes fanslargeur , les points font fans étendue. Dans les instrumensanciens , placés dans le plan des cercles célestes , le limbequi repréfentoit ces cercles , avoir une épaisseur nécessairepour la solidité. L’astre restoit donc un tems sensible dans uncercle fans largeur , & qu’il doit paíler en un instant indi-visible ; 1 attouchement de l'astre Sc de ce cercle fe faifoit