DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i8zle mouvement, la distance des astres ; voilà ce que l’astronômese propose de découvrir, voici ses moyens.
Le premier instrument dont il lait usage est le télescope. Cetinstrument a rapproché les mondes divers; il les considère aveccette intelligence qu’il a reçue de Dieu pour dominer la nature.Le télescope lui montre que les étoiles ne font que des points lu-mineux fans étendue sensible, les planètes des objets ronds; leurapparencecst celled’un disque, leur formeréelle celled’unc sphère;leur face est semée de taches, d’abîmes 5c d’aspérités; les anneaux,les satellites sc manifestent, 5c toutes les vérités que vient derevcler Galilée , 5c que Dominique Cassini va rcvcler encore.Mais si de la forme on veut p aster à la grandeur, il ne suffitplus de considérer un objet isolé ; la grandeur est relative , ellen’existc que par la comparaison. La lunette simple 5c nue nepeut comparer que des objets voisins , encore par une estima-tion toujours fugitive. II faut que la mémoire conserve I’imaged’un objet , pour l’appliquer sur l’image présente d’un autreobjet ; 5í ces images , ces traces du cerveau s’altercnt dansl’intcrvallc, on a besoin du micromètre. La mesure est exacte,parce qu’elle est saisie par des fils déliés , mobiles , 5c d’uncmarche régulière. Elle se conserve sur les divisions de l’instru-ment, dont la mémoire vaut mieux que la nôtre; ôc lorsqu’ona fait une seconde mesure , le rapport des divisions donne lerapport des grandeurs. On a mesuré successivement toutes lesplanètes , l’érendue de l’anneau dc Saturne , la largeur de sesanses; les satellites de Jupiter, qui l’enveloppent dans leur orbecirculaire, nous semblent s’éloigncr de lui par un mouvement rec-tiligne vers la droite ou vers la gauche de son disque, c’est cequ’on appelle leurs digressions. On a mesuré ces digressions, enles comparant au demi-diametre du disque de Jupiter. Mais ccsrapports des grandeurs des planètes ne nous apprennent que
N n ij