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des apparences. La lune mesurée est auílì grande , ou plusgrande que le soleil ; nous savons bien que cela n’est pas :Vénus paroîc plus grande que Jupiter, parce quelle est plusproche. Pour avoir le rapport des grandeurs réelles, il saudroitdonc voir tous ces astres à la même distance de la terre , oujoindre la mesure de leurs distances à celles de leurs apparences,pour les réduire toutes par le calcul à ce qu’elles seroient , stroutes les planètes étoient vues à une distance égale. Maiscette connoissancc tient à la parallaxe , 6c la parallaxe aumouvement. Si tous les astres étoient immobiles , l’ordrede l’univers seroit inconnu , les distances mutuelles inaccessi-bles. II faut donc observer le mouvement des astres, avant dechercher leur parallaxe 6c leur distance.
§. I V.
DÈs que les astres se meuvent, dès qu’il y a changementdans le spectacle du ciel , il faut dater les observations, 6cmarquer le rems, pour connoître la durée 6c l’époque duretour des changemens. La connoissancc du tems est doncfondamentale ; 6c ce n’est pas celle des années, des mois 6cdes jours , à laquelle se bornoient les anciens , c est le plusíouvent celle de la minute 6c de l’instant indivisible. C’est àcette connoistancc que tient l’exactitude ; nous n’aurions puy prétendre fans l’application du pendule aux horloges , fanscet admirable instrument inventé par Huygens. II a déterminélui - même qu’en donnant au pendule une longueur de troispieds huit lignes 6c demie , il seroit 6 o vibrations par minute,3600 par heure , ôc 86400 par jour. Le jour artificiel devingt-quatre heures est l’intervalle entre le passage du soleil auméridien , 6c son retour le lendemain au même méridien. II