3 oo HISTOIRE
défier de lui-même, Sc se dépouiller, autant qu’il le peut,
de toute illusion , pour transmettre ces oracles dans leur
pureté.
§. X V.
Il est sur-tout deux sortes d’illusions dont il saut que sesefforts Lc ses travaux le préservent , c’est la réfraction Sc laparallaxe. Ces illusions ne lui appartiennent point : elles naissent& du voile de l’atmosphere qui altéré le lieu des objets, Sc de laposition géographique qui fait varier les apparences célestes.Quoique l’homme eût pu rejeter la faute fur la nature qui letrompe , les intérêts de la vérité n’cn seroient pas moinstrahis : tout ce que dit la nature est vrai , mais il fautentendre son langage. La réfraction , qui est une erreur del’atmosphcre , s’observe comme Terreur de Tinstrumcnc , parle moyen des hauteurs calculées des étoiles Sc du soleil, com-parées avec les hauteurs observées. Qu’on ne croye pas queces deux fortes d’errcurs se compliquent Sc se mêlent, c’est àTadresse de Tobscrvateur à les séparer , pour distinguer leurseffets.
Après que Tastronome a déterminé Terreur de fes instru-mens , la quantité des réfractions, il est plus sûr de fes obser-vations , il peut toujours les dépouiller de ces esters illusoires,Sc les réduire à la vérité simple Sc rigoureuse. II reste la paral-laxe qu’il faut connoître ; elle naît de Tétendue du globe Scde la place que l’homme y occupe ; sa demeure a , dans fapetitesse une grandeur encore incommode. Hypparque voulutse débarrasser de cette étendue , il se transporta par la penséeau centre de la terre : c’est là qu’il s’est placé pour considérerles mouvemens célestes. Sans cette idée ingénieuse, les astro-nomes, différemment placés , verroient différais phénomènes;