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Tome second.
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3 oi HISTOIRE

observations. Nous avons vu les moyens employés par Vcndc-linus (a) pour découvrir la parallaxe du soleil , en observantla lune dichotôme, ou à demi-éclairée. Mais l'astronbme nenous dira rien fur toutes les autres parallaxes, elles font inob-servables par ces méthodes , elles échappent à ses sens ; 6csa consolation , c’est que n’étant pas apperçues , elles nefont pas sensibles , 6c ne nuisent ni à la certitude des obser-vations , ni à l’exactitude des résultats.

§. XVI.

La parallaxe de la lune lui a enseigné la distance où noussommes de cette planète : il connoît du moins dans certaineslimites l’éloignemcnt du soleil , par sa parallaxe encore incer-taine. Mais il auroit été condamné à ignorer toujours la dis-tance des autres planètes , si Copernic n'eut pas rappelé lesystème des anciens , êc révélé le véritable ordre du monde.Puisque toutes les planètes tournent autour du soleil, la véritédes mouvemens n existe dans fa pureté que pour ce centre.C’est de ce centre qu’il faut les voir ; il faut donc encore s’ytransporter par la pensée. La grandeur du globe de la terreproduit une parallaxe, la grandeur de l’orbe que nous parcou-rons en produit une autre nommée la parallaxe de l’orbeannuel. Il faut donc apprendre à dépouiller les observationsde l’effet de cette nouvelle illusion. L’astronôme saisit lesmomens où elle n’a pas lieu ; il prend les planètes supé-rieures , Mars , Jupiter, Saturne , lorsqu’elles font opposéesau Soleil, les petites planètes, Vénus 6c Mercure, lorsqu’ellesfont en conjonction avec cet astre, placées entre lui 6c nous:

Ça) Supra , p. 161.