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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 303

les planètes , dans ces circonstances , font dans une mêmeligne avec nous Lc le soleil ; les planètes supérieures sont dansle point du ciel opposé à cet astre , les deux planètes infé-rieures sont dans le même point que lui. En se procurantavec le tems une fuite d’obfervations semblables , on a lesmouvemens de ces planètes tels qu’ils feroient observés dusoleil , on en d reste des tables , & on se met en état de pou-voir calculer le lieu de ces planètes , tel qu’il est vu du centrede leur mouvement. L’astronômc a donc raison de dire qu’il setransporte réellement à ce centre, puisqu’il peut rendre comptede ce qui s’y voir. Mais en même tems, en observant ce qu’il voiede la terre où il est , les distérences lui enseignent l'csset del’étenduc de son orbe, & la quantité de cette illusion, de cetteparallaxe de l’orbe annuel , qui a si long-tems embarrasse lesanciens , & qui a tant compliqué le mauvais lystême de Pto-lémée. Cette parallaxe étant, comme l’autre, proportionnelleà la distance de l’astre au soleil, on peut toujours en déduirecette distance [a).

Quand l’astronome a ainsi partagé les espaces , déterminéles éloignemens , il peut connoître les grandeurs réelles descorps. Les quantités des diamètres des planètes, mesurées parlui avec soin , ne sont que des apparences ; mais dès qu’ilconnoît les distances de chacun de ces corps, il rapporte toutes

(a) Voyc^ la figure 14 ; soit S le soleil,T la Terie , I Jupiter, M Mars , le Soleilvoit Jupiter Sc. Mars en A dans le ciel, laTerre voit 1 un en B , & l’autre en C ,sangle AI B , ou TIS est la parallaxe del’orbe annuel pour Jupiter L’ai gle A M C ,ou T M S est la même parallaxe pour Mars.On voit que dans le triangle T 1 S , où onconnoît la parallaxe T I S Sc sangle S T I,distance de Jupiter au Soleil , qui peut

toujours être observée , on connoîtra parla trigonométrie le rapport des côtés T S,IS, c'est-a-dire, le rapport da rayon denotre orbe à celui de sorbe de Jupiter.En faisant le même calcul pour Mars , onaura le rapport des rayons de leurs orbesau rayon du nôtre , & par conséquentle rapport de leurs distances au lolei!, Lcde la quantité comparée de leur éloigne-ment.