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les grandeurs à ce qu’clles fcroicnt si les planètes é toi en t vuesà une distance égale ; il peut dire, la Lune est par son volumela quarante-neuvième partie de la terre (a ), Mercure la dix-septieme partie, Vénus les quatre cinquièmes , Mars le quart;Jupiter est douze cent quarante-six fois plus gros , Saturnehuit cent soixante-huit sois, &C le Soleil, qui est à lui seulplus considérable, plus volumineux que tous les êtres ensemble,est douze cent mille fois plus gros que le globe que nous habi-tons , & où nous croyons être quelque chose.
§. X V I I.
Notre cours d’astronomic pratique est fini, nous avons.suffisamment observé l’obscrvatcur , il rentre dans son cabinetavec les secrets qu’il a surpris , avec les dépouilles du ciel:son ame a résidé jusqu’ici dans les sens de la vue Lc du tact ,elle se retire avec elle-même , il va méditer fur ce qu’il a vu ;il rappelle ce qu’on a vu jadis, pour comparer les faits présensavec les faits passés. Qu’on ne croye pas qu’il se borne à êtrele témoin des phénomènes ; ce n’est pas une sentinelle placéepour observer ce qui se p a fie au-dehors de notre citadelle ,&; dans les campagnes célestes : qu’on n’imagine pas qu’il atout fait, lorsque la célérité du coup d’œil ôé l’adrcsse de îamain lui ont procuré une observation exacte. Cette observa-tion n’est qu’un moyen, qui lui a été indiqué par son génie rôc dont son génie lui prescrira l’usagc. Inobservation estplacée entre les vues de l’esprit qui en ont montré futilité ,& cette utilité même qu’il faut avoir l’art d’cn faire éclorre.
(a) M. de la Lande, Astron , art 1398.On ne connoilToit pas encore ces quantitésiì exactement aux rems où nous sommes ,
mais la différence avec l'exactitude actuellen'est pas !ì grande que nous n’ayons pu lesplacer ici par anticipation.
Mais