DE L* AS TR O NO MIE MODERNE. 497les petits, fans les altérer, & fans aucun mélange dc ccs deuxmalles liquides.
§. x v.
Les planètes , les satellites font donc mus dans leurs orbiteselliptiques , autour d’un corps central, par deux forces, dontTune est toujours dirigée à ce point, & tend à les y porter ,l’autre toujours uniforme, Lc tendant constamment à les enécarter. Mais dans la circulation de ces corps il est un phéno-mène qu’on a peine d’abord à concevoir, Sc un mécanismeque nous devons expliquer. Le soleil n'est point au centre deces orbites , il est par conséquent plus près d’unc extrémitéque de l’autrc ; st le corps qu’il attire est placé dans la partiela plus éloignée, on conçoit que la pesanteur peut prévaloirfur la force uniforme qui la combat , qu’elle peut continuerde prévaloir pendant une demi - révolution , & le résultat decette fuite d’avantages est que le corps attiré s’est approchéconsidérablement : mais lorfqu’il est arrivé à ce terme, dansla partie de son orbe la plus voisine du soleil, le corps vas’éloigncr pendant une demi-révolution , de la même quantitédont il s’étoit approché , 6c il finit par fe retrouver à cettedistance, la plus grande de toutes celles qui lui font permises,& ou nous avons supposé que fa révolution avoit commencé.Comment cette force centrale , qui a prévalu pendant unrems fur la force uniforme , cefle-t-elle dc prévaloir, anpoint de perdre successivement tous les avantages qu’elle avoitacquis ? La force qui lui est opposée est uniforme, & cetteuniformité exclut en elle toute idée de changement Lc d’auz-mentation. L’expìication de ce phénomène singulier est dansla force centrifuge ; Huygens avoit préparé des faits & desréponses à Nevron. Mais pour éclaircir entièrement le mystèreTome II. R r r