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Tome second.
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533
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DE L’A'STRON O MIE MODERNE. 533§. XXXII.

Le phénomène le plus singulier des marées , 6c qui sembled’abord le plus difficile à concevoir , c’est leur double éléva-tion , 6c leur double abaissement dans l’intervalle de vingt-quatre heures. Si l’on conçoit que la lune, lorsqu’elle est pré-sente fur Thorizon , lorsqu’elle passe au méridien , peut éleverles eaux, comment arrive-t-il que douze heures après, passantau même méridien, mais de l’autre côté 5 c fous la terre, ellepuisse encore élever ces mêmes eaux? On croiroit au contraireque tirant en-dessous du globe , elle n’a de force que pour lesrapprocher du centre : Nevton en rend une raison bien simple.La lune agit en même rems sur le globe entier êc sur les eaux;elle a plus d’action fur les corps les plus proches: quand clicest fur l’hcrizon , les eaux font plus près d’ellc que le centredu globe ; ces eaux montent, elles s’éloignent de la terre parla différence des deux actions ; lorsque la lune est sous la.terre à l’opposite, elle a moins de force fur ces eaux, elle ena plus fur le centre du globe, elle l’attire davantage. Ce centrefuit les eaux le soir, comme ces eaux l’avoient fui le matin ;5 c dans les deux cas elles s’élevent 6c montent au rivage :pour nous , qui observons de la surface , les apparences fontles mêmes, soit que le globe baisse sous les eaux, soit que leseaux s’élevent fur lui. On voit qu’on en doit dire autant rela-tivement au soleil.

Cela posé, si l’on veut connoître les phénomènes générauxdes marées, on pourra conclure des principes exposés jusqu’icíque les plus grandes marées arrivent lorsque le soleil 6c lalune, en conjonction ou en opposition, passent ensemble auméridien ; le jour de Tannée où ils ont leur plus grande hau-teur fur Thorizon, ôc ou ils font le plus près du zénith; ensin,