Band 
Tome second.
Seite
534
JPEG-Download
 

534 HISTOIRE

comme on le pense bien , lorsque dans leurs orbes respectifsils son c dans leurs plus petites distances de la terre. Les moindresmarées au contraire arrivent lorsque les deux astres font enquadrature , 6 c que leurs effets font opposés. Ces effets peu-vent être encore diminués à raison de l’élévation sur l’horizon,ÔC de la plus grande distance de la terre. Ce font les cas extrê-mes ; les marées, qui varient tous les jours, se composent deroutes ces circonstances. Quant au moment de la haute mer ,il résulte des te m s des passages de la lune &í du soleil, Sc il alieu dans un tems intermédiaire ; il arriveroit toujours très-près du p a stage de la lune, qui plus proche Sc plus puissante,l’emporte par son action , mais la résistance des eaux produitun retard. Ces eaux ont une inertie qu’il faut vaincre , uneadhérence aux eaux voisines qu’il faut détruire , Sc quandelles se déterminent à se mouvoir, elles éprouvent elles-mêmesun frottement fur le fond de la mer, qui retarde leur mou-vement. La haute mer n’arrive donc en général qu’environ troisheures après que la lune a passé le méridien , plus ou moins,suivant les circonstances locales.

La théorie démontre que la mer ne peut monter tout auplus que d’onze pieds; cependant il est des côtes où elle s’élevebeaucoup davantage , Sc quelquefois de quarante à cinquantepieds. C’est l’esset de l’obstacle que ces côtes lui opposent ,elles arrêtent le premier flot ; ce flot est élevé par celui qui lefuit Sc qui le soulevé pour monter lui-même. La forme descôtes y contribue encore ; l’eau doit monter plus haut dans lespassages resserrés, en raison de sa force Sc de fa quantité :d’ailleurs toutes les eaux de l’Océan s’élevent à la fois, Sc femouvant dans des directions à-peu près parallèles, les sinuositésdu rivage peuvent les repousser d’un endroit pour les jeter dansun autre ; plusieurs flux fe dirigent vers un seul point, où il y a