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Tome second.
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619
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. §1-tîque, 5c dc l’hypothèse qui la supposoit constante. L’écliptiquedans 140000 ans devoir se confondre avec l’équateur; pen-dant quelques milliers d’années les jours auroient été égaux »la température la même fur le globe , le printems perpétueldes poètes auroit établi son séjour dans nos zones tempérées.Cette égalité des saisons dc l’âge d’or auroit du moins existédans l’avenir , si elle n’a pas eu lieu dans le passé. Mais la•correspondance des années chaldéennes avec le tems nécessaireà la diminution , étoit une erreur. Les leçons authentiques deDiodore de Sicile portent 473000, & non 403000 {a) ;D’ailleurs l’année de ces peuples étoit certainement de 3 6 5jours, ôc peut-être de 3 6 s jours un quart comme la nôtre {b).Le calcul du chevalier de Louville ne rend donc plus raisonde l’antiquité des Chaldéens que nous avons expliquée dansl’histoire de i’astronomi'e ancienne (c) : rien ne lui assuroit laconstance de cette diminution ; constance opposée au senti-ment des Arabes, de Copernic ÔC de Kepler, qui faisoient lavariation de l’obliquité alternative en plus ou en moins , 8 coscillatoire. Mais il faut le louer d’avoir apperçu la variation ,même dans les observations modernes, Sc d’avoir eu le cou-rage d’y croire , malgré la réclamation qui s’éleva contre lui ;réclamation qui a subsisté presque jusqu’à nos jours, mais quiest enfin tombée , parcc qu’à la longue il faut céder à lavérité.

r xviii.

La Hire fut le premier qui s’éleva contre l’opinion duchevalier de Louville; il observe que si l’obliquité de l’écliptique.

(a) Histoire de l'Aitronoraie ancienne, (£) Ibid. p. 381.P- I 44« (c) Ibid. p. 373.

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