SUR LES CORPS LUMINEUX, &c. 699disputer à Dieu ses moyens, ni de contester un fait à la nature.Depuis Hypparque , dans les íiecles ou les sciences furentpeu cultivées, on a le souvenir incertain de quelques étoilesqui ont brillé tout-à-coup. Mais le phénomène de ces appari-tions inattendues fut pleinement constaté par Tycho, lorsqu’ildécouvrit la nouvelle étoile de 1571 (a). Le commencementdu dix-septieme siecle fut marqué par l’apparition de trois nou-velles étoiles (b). Les astronomes, devenus plus attentifs , necomptant plus fur la constance des étoiles , ont reconnu ousoupçonné d’autres phénomènes semblables. II est donc biencertain que des étoiles nouvelles ont paru , des feux inconnusse sont allumés dans le ciel. Ce premier phénomène a été suivid’un second plus extraordinaire , c’est celui de la disparitionde ces étoiles, perdues presque auíli-tôt qu’cllcs ont été décou-vertes. Comment un embrasement assez considérable pourdonner à ces étoiles nouvelles un très-grand éclat , s’est - ildéclaré si promptement, Sc a-til cesse en si peu de tems? L’étoileapperçue par David Fabricius en 1 z 9 6 au col de la Baleine ,en compliquant un troisième phénomène avec les deux pre-miers , vint offrir de nouvelles difficultés, Sc donner naissanceà d’autres questions. Cette étoile, après s’être montrée , Scavoir disparu , reparut de nouveau ; elle se cacha , se montraalternativement aux yeux des astronomes étonnés: enfin Bouil-laud démêla que ces variations étoient régulières, Sc que l’étoilerevenoit à son plus grand éclat après 333 jours écoulés. LcCigne, qui est. une constellation de la voie lactée , renouvelace ípectacle, Sc multiplia les exemples du phénomène. Cetteconstellation feule renferme trois de ces étoiles qu’on est con-venu de nommer changeantes. Nous ne parlerons point des
(£) Caffini , Elém. d'Afir. p. & &iv,
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(<0 Supra, p. 381.