7 0i DISCOURS
i j j i surpassait les étoiles de la première grandeur , elle sur-paíl'oic même Jupiter en éclat , on la vit diminuer successive-ment ; au mois de Février i 574 , elle n’étoit plus qu’uncétoile de la sixième grandeur , elle disparut ensin. Ces appa-rences comparées indiquent une grande difference entre l’éten-due de la surface lumineuse, dans le commencement de Pétoile,& Pétendue de la surface également lumineuse qu’elle nousprésentoir au moment de fa diíparition. C’étoit alors PépaiíTeurde la meule ; mais il faut que cette épaisseur soit bien petiteen comparaison de la largeur , pour que cette largeur produi-sant un éclat si vif, Pépaisseur ne nous envoye qu’une lumièreinsensible, comme le tranchant de Panneau de Saturne lors-qu’il disparoît. II saut donc que le globe de Pétoile soit infini-ment aplati’; &C ce ne se roi t pas trop pour répondre aux appa-rences , de supposer que Pépaisseur de la meule n’est que ladixicme partie de sa largeur. Cet aplatissement énorme demandeque la force centrifuge à Péquateur surpasse les deux tiers dela pesanteur (a). Notre Soleil, qui tourne sur lui-même envingt-cinq jours Lc demi, a une force centrifuge, qui n’estque la cinquante millième partie de la pesanteur ; Lc pour quenotre Soleil eût une force centrifuge, qui fût plus que les deuxtiers de la pesanteur , il faudroit qu’il tournât en 3 heures1 8 minutes. Cette marche feroit bien rapide pour un globe sivaste 1 L’excmple de Jupiter nous apprend, il est vrai, qu’unglobe mille fois plus gros que la terre peut tourner une fois& demie plus vite qu’elle. Mais le Soleil emploie 2 5 joursdemi clans sa rotation ; quelle apparence qu’une étoile , quilui est au moins égale en volume , qui est peut-être mêmebeaucoup plus grosse , d’après les considérations ci - dessus
(ci) II faudroit qu’cllc fût à la pesanteur comme à jo.