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Tome premier.
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ce gâteau au haut d’un autrepanier vide; qu’on le mette àla place de l’ancienne ruche, onverra bientôt que les abeillesqui étaient sorties pour butiner,entreront dans ce nouveau pa-pier; elles y construiront uneou plusieurs cellules royales, etse procureront une ou plusieursreines,qui donneront naissanceà un nouveau peuple. On peutle répéter ainsi plusieurs l’oispendant l'année. De cette ma-nière on multiplira les essaimset la population des abeilles ;mais on ne peut point s’attendreà une grande récolte de miel,parce que le travail des abeillesest troublé dans ces opérations.(Voyez, pour tout cet article,les Lettres et les Mémoires deM. C. Bonnet ,sur la découvertede M. Schiracli ; tome V , pre-mière partie de ses œuvres, m-4 0 .)

Cet article de notre ouvragesera i t i mparfai t,si nous passi onssous silence la manière de con-duire les abeilles. Nous avonsnombre de bons livres qui trai-tent ex-projèsso de cette matière.Mais nous croyons rendre ser-vice à nos lecteurs, en leur met-tant sous les yeux l'instructionproposée par le Comité d’Agri-culture et adoptée par la Con-vention Nationale , au mois dejuin 1 794 ( 28 prairial, an 3 . * )

Nous 11e changerons rien autexte de cette Instruction ni àses divisions.

* Voyez le journal des débats etdes décrets de l’an 5 de la Républiquefrançaise, Nos. 607 et 658.

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§ III. De la conservation desjeunes essaims.

« Le propriétaire qui a beau-coup de jeunes essaims ne doitpoint se décourager quand ils11’auraient pas les provisionssuffisantes pour passer l’hiver :il doit les subslancer lui-mémependant celte saison. C’est uneavance dont il sera largementrécompensé.

» Ces essaims, animés parleurjeunesse et le besoin de recueil-lir, seront les premiers à sortirau printemps, et leurs alvéoleslibres et pures encore,sont aussiles plus propres à placer et faireréussir la génération nouvelle.

» La plupart des propriétairesd’abeilles sont effrayés d’abordde la dépense et de l’embarrasde nourrir ces essaims; les mo-yens usités pour cela sont, eneffet, incommodes et remplisd’inconvéniens ; mais il suffitd’en indiquer un seul qui soitaussi simple que peu dispen-dieux.

» On fait un syrop composédans la proportion d’une livre demiel ou.mélasse et d’une pintede Paris , de cidre doux, de poi-rée ou de moût de vin. On laitbouillir doucement ce mélangeet on l’écume. Quand il est ar-rivé â la consistance de demi-syrop et bien cuit, on le met àla cave dans des vaisseaux bienbouchés. Dans cet état il restedoux.

» Dans la mauvaise saison yquand on s’apperçoit que lesabeilles ont besoin, on remplitune demi-bouteille de ce syrop;

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