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les différentes expériences dece genre.
De tons les v°^' a ? t ’ l, rs aériens,un des plus intrépides et desplus heureux, lui le sieur Blan-chard,qui, après avoir fait plu-sieurs expériences à Paris , s’esttransporté à Douvres , d’où ilest revenu le 7 janvier 1780avec le docteur .Tcffeiies , eumoins de trois heures, à Calais en E’rance , dans un aérostat, etdepuis , a parcouru toutes lescours de l’Europe pour y don-ner, au grand étonnement et àla satisfaction des nations , lespectacle imposant d’n n hommeporté dans les airs.
M.Pilatrede Rozier, physi-cien connu par ses talens et seslumières, ne fut pas aussi heu-reux que le sieur Blanchard. Ilavait formé tout-à-la-fois deuxentreprises bien hardies ; lapremière, de traverser la man-che en aérostat ( et par la con-trariété des vents, il se vit avecpeine devancé de vitesse par sonrival); la seconde, deréunirleprocédé de MM. de Montgol-fier , au procédé chimiquede M. Charles. Ses préparatifsétaient faits depuis plus de sixmois; il attendait de jour enjour à Boulogne , avec le jeuneRomain , le moment de partir.Aidé et pressé par le gouverne-ment, retenu trop long-tempspar des vents contraires, il cruttrouver un moment favorable,le i 5 juiii 17S?), à sept heuresdu matin. A peine la machineaérostatique fut-elle élevée desix cents toises , qu’au bout dequinze minutes une explosionbrisa l’aérostat. M. Pjlatre de
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Rozier ptson malheureux com-pagnon de voyage furent pré-cipités et tmuvés, saveur, deRosier , moulu et anéanti con-tre terre, et Romain, expirant.
Le funeste accident de Pila-ire 11’a point découragé les m-trépidesaéronau tes dans le coursdes années 1 798 et 1 799, où l’ona vu de jeunes personnes s’aban-donner au gré des vents, et par-tager la gloire, et les périls duhardi navigateur aérien Garne-riu. Il 11’est pas jusqu’à l’astro-nome Lalande qui 11’nit cher-ché à s’approcher , sous la con-duite de Blanchard, des astreslumineux qu’il 11’avait, jusques-là , contemplé qu’en tenant à lasurface de la terre.
Il V a des hommes tellementorganisés, qu’aussi-tôt qu’ilsont. vu faire quelque chose ex-traordinaire, ils sont tout prêtsà renchérir sur le tour de forcedont ils ont été les témoins. Le25 vendémiaire an - (octobre1 798), le cil. Têtu Brissy plaçason cheval dans un aérostat, etmonta dessus. Son ascension sefit à Bellexme, mais le ballons’accrocha à une cheminée voi-sine. Remis en liberté, il neput reprendre sa course aérien-ne, au grand étonnement desspectateurs; mais le 5 o , il re-commença son ascension éques-tre. Plus heureux que la pre-mière fois, i I al la descendre dansla plaine de hianterre.
§ III. Moyens de directions.
Ce 11’était pas assez d'avoirtrou vêle moyen de planer dansles airs, il fallait qu’on pût s’y