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Tome premier.
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diriger à volonté et contre l’im*pulsion des vents, comme onse dirige sur mer. Il ne paraîtpas que beaucoup dephysicienss’en soient occupés. Nous allonsrapporter ce que nous avons purecueiller à ce sujet.

Le sieur Blanchard, dans sonvoyage aérien du 2 mars 1784,avait muni son aérostat i°. d’unlarge parasol , ou plutôt para-chute, attaché au filet du bal-lon ; parasol qui pouvait s'ou-vrir et s’abaisser mécanique-ment.Il était portésurunepiècede hauteur tenant au foud duchar. 2°. Ce char était une es-pèce de nacelle , à chaque côtéde laquelle étaient deux ailesorléessur la même tringle deois , l’une postérieure, l’autreantérieure, et formées avec destaffetas gommés , retenues enforme de cuiller par des soieset des haleines. L’axe qui por-tait chaque paire d’ailes de côtéet d’autre , avait , pour pointsd’appui, le bord du char et untrou rond formé dans une piècede bois appliquée contre l’arbredu parasol; deux bâtonsencroixtraversant l’axe de chaque paired'ailes et formant moulinets ,mettaient en jeu les ailes qui,par ce moyen , pouvaient êtreagitées toutes deux ensemble,ou chacune séparément, soithorisonlaleinent, soit vertica-lement, et recevoir le poids del’air sur la surface convexe ousur la surface concave, de ma-nière à faire une manœuvre

£ areille à celle des palmipèdes.e sieur Blanchard y avait aussijoint un gouvernait; mais mal-heureusement une dispute, éle-

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vée au moment du départ, brisales ailes, et le veut rompitl’équipage trop faible du pa-rasol.

Dans le voyage aérien entre-pris à Dijon , le 2Ô avril 1784,par MM. de Morveau et Ber-trand , il parait qu’ils ne firentaucun usage des moyens qu’ilsavaient pris pour se diriger, etque les accidens survenus auxrames par le vent violent qu’ilfaisait alors, les rendirent inu-tiles. ( Voyez. dans les Affichesde Provinces , année 1784, pair.570, le succès des moyens dedirection dansun second voyageentrepris par M. de Morveau,le 20 juin 1784 )•

MM. Miallon et Janinet,dans leur expérience manquéele 11 juillet 1784, avaient ima-giné deux ballons , dont l’un,rempli d’air inflammable ,adapté à la machine, s’élevaità i 5 o pieds au-dessus pour pren-dre le courant ; l’autre , pleind’air atmosphérique, était sus-pendu à la même distance au-dessous. A ce ballon, était pra-tiquée une ouverture latéraled’un pied de diamètre, afin quel’air dilaté , s’échappant parcette ouverture , frappât l’airextérieur, et fit avancer la ma-chine. en sens contraire avec unevitesse,que M. deMontgolfier,auteur de ce procédé , avaitévaluée à six lieues par heure.

Les sieurs Robert avaientconstruit, à Saint - Cloud , unaérostat cylindrique , terminépar deux hémisphères de trentepieds de diamètre , pour 5 o,ooopieds cubes de-solidité; en sorteque cet aérostat présentait la