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Tome premier.
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AIM

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était parvenu, en Allemagne ,à rendre le cuivre susceptibledes impressions de l’aimant aumême degré que l’acier, et àen faire d’excellentes aiguillesde boussole. Cette découverten’a pas fait, parmi les savans,le bruit qu’elle aurait pu faire,gi elle eut été réelle. N'aurait-on pas, par quelque artifice ,déguisé quelques barreaux d’a-cier sous les dehors du cuivre?

M. de la Foilie, en parlantd’expériences et d’observationsnouvelles, qu’il a faites sur lavertu magnétique, dit qu’ayantcalciné du vitriol de Mars, ilprit deux gros du colcotnr ré-sultant de cette calcination qu’ilmèlangeaavec un grosde chauxéteinte à l’air et en poudre : ilenferma cette mixion dans uncreuset recouvert d’un autrecreuset renversé et lutté avecl’argille. Il soumit ces creusetsà un feu de fusion très-violentpendant l’espace d’un quart-u’heure , et les ayant ensuitecassés, il trouva une masse très-noire etassezdure. Il pensa quecelte masse n’était pas passéeentièrement à l’état de vitrifi-cation, puisqu’on y distinguaitdans quelques endroits le bril-lant métallique du fer. Il en jetaquelques petits morceaux dansles acides nitreux et vitrioli-ques, et il vit que ce composéae deux substances qui, plon-gées séparément dans ces aci-des , s’y dissolvent avec effer-vescence, n’était, au contraire,nullement attaqué par les aci-des, et que le brillant métalli-que 11 ’en était nullement obs-curci.

L’apparence assez conformede ce minéral factice avec lapierre d’aimant, le conduisit àfaire l’expérience suivante :

En vain présenta -1 - il de lalimaille de fer à ce composé,il n’en enleva aucunes parties;mais sachant que l’on trouvéquelquefois de faibles pierresd’aimant qui, n’étant point ar-mées, peuvent à peine soutenirla limaille de fer , il se servitd’une méthode décisive pourdécouvrir la plus légère vertumagnétique.

Il mit flotter sur l’eau uneaiguille aimantée; il lui pré-senta son minéral ; et il recon-nut aussi-tôt les deux pôles quicaractérisent la véritable pierred’aimant. L’un nuirait l’aiguillesensiblement, et l’autre la re-poussait avec la même force.Alors il demeura convaincuque ce composé était en effetune pierre d’aimant qu'il avaitformée. D’après rerte observa-tion , dit-il, j’ose avancer quel’acide est un des principes cons-tiluans du magnétisme ; ce quim’a paru démontré par l'expé-rience suivante :

J’enfermai , continue-t-il ,dans un creuset, deux gros delimaille de fer, et un gros dechaux en poudre: je poussai lemélange au feu de fusion ; et jevisquelesmorceauxdela massequi résultait de cette opéra-tion , n’avaient point les deuxpôles nord et sud, et qu’ils atti-raient l’aiguille en tous sens.L’acide est donc un des prin-cipes constituans du magnétis-me, ( Voyez Çoll. Acad part.Jranç ., t. II, p. 258, 555,565-