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Tome premier.
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de l’effet de ces airs les uns surles autres et sur les corps d’uneautre nature.

On lit dans les Mémoires de2 ’ académie des sciences de Paris,ftnnee >776, Collect. acad. part,franç. tom. XYI, p. 179, t8i),un mémoire de M. de Lassone,contenant une suite d’expérien-ces sur lesfluides aériformes ap-pelés gus. Cet académicien adécouvert un air inflammablequi brûle comme celui que l’onconnaissait déjà, mais qui nedétonnepascomme lui lorsqu’ilest mêlé avec l’air atmosphéri-que. Cet air inflammable est leproduitde la distiNotion du bleude Prusse ou de la chaux dezinc mêlée avec de la poudre decharbon. ( V. Jeux physiques ,45 e . Expér. V. Alkali volatil').

En 1781, la société économi-que de Berne , désirant savoirpourquoi le tonnerre, en tombantdans les granges,produit quelque-fois des embrasemens à l'instant,et pourquoi il passe quelquefoisà travers le foin et la paille sansexciter aucune inflammation, etquelquefois même sans en laisserla moindre trace, a proposé unprix sur la question de savoiriQUelles spnt les vapeurs produitesparla fomentation des végétauxqui sont inflammables , et si lavapeur du foin, du regain et dufumier en fermentation , peutêtre allumée par le feu électrique.On ignore si le prix a été rem-porté.

M. le comte de Milly a lu àl’académiedessciences,en 1777,un mémoire curieux sur l’airqui s’échappe du corpshumainpar la transpiration. ( Voyez

AIR

Collect. Acad.,part.franç., tom.

XVI , p. ?25 , 25 1 ).

Des expériences faites avecsoin donnent lieu de croire quedeux »ros de sel de tartre don-nent 28 grains d'air fixe, quedeux gros de craie en donnent42 grains, et qu’il s’en dégage48 grains de deux gros de selvolatil ammoniac.

Quelques livres de médecinemoderne annoncent qu’on aem-ployé avec succès l’air fixe inté-rieurement et extérieurementdans le traitement de plusieursmaladies; mais c’est à l’expé-rience et à la prudence des mé-decins à en prescrire l’usage.

On trouve dans un des ou-vrages de Priestley , une nou-velle méthode pour impreignerl’eau d’air fixe avec le dessin, etla description d’un nouvel appa-reil , moins dispendieux que lesanciens et plus aisé à réparer.Cet appareil est de l’inventiondu docteur Wilheding , de Bir-mingham .

M. "VVarlter, professeur dephysique à Birmingham , a cruremarquer dans des expériencestrès-délicates, faites avec beau-coup de précautions, que l’airinflammable a une pesanteurspécifique,qu’elle n’est paslou-jours la même , et que deuxgrains en étaient la moyenneproportion pour la quantité decet air qui était entré dans levaisseau dontil avait fait usage.

Au reste, sur cette matière ,on ne peut rien consulter demeilleur que les Mémoires desacadémies, les Annales de Chi-mie, les dilférens Traités :»<-■-mentaires de Fourcroy, Chapi ai