Band 
Tome premier.
Seite
88
JPEG-Download
 

88 A L K

ment refroidi. C’est le carbonatede potasse.

La Feuille du Cultivateur ,tom. IV, p. 544 , contient unrapport intéressant sur la quan-tité d’alkali fixe qu’on peut re-tirer des marrons d'inde nou-vellement récoltés de leur en-veloppe épineuse , du brou denoix vertes, et des fruits de lilas.

On tire le sel de la soude(carbonate de soude') par la nonfiltration , évaporation et des-sication. (Voyez Collect. Acad .,part. Jrang. , tom. XIV, p. 222).

On trouve dans le Journal desArts et Manufactures ,totn. III,284, des notes curieuses de. Shée, sur l’entreprise desmanufactures de soudeenFran-ce, par la décomposition du selmarin,

M. MargrafT, dans un mé-moire inséré p. 96 du tom. XIIde la Collect. Acad ., part. étr .,démontre la possibilité de tirerles sels alkalis fixes du tartre,par le moyen des acides, sansemployer 1 action d’un feu vio-lent.

Voyez les articles Sels , § III,Soude , Potasse , Liqueur d'é-preuve.

§ II. Alhali-volatil-fluor , au-jourd’hui /'ammoniaque.

Tout le monde connaît sansdoute cette substance chimiquequi , dans les années 1777 etsuivantes, avait fait une tellefortune , que l’on ne se présen-tait plus dans une assembléenombreuse, que l’on ne sortaitplus , que l’on n’existait plus,sur-tovit dans les villes, sans en

A L K

avoir un flacon sur soi. Celtefaveur singulière pour un selfluide qui se trou vait dans toutesles boutiques d’apothicaires, etdont les médecins se servaientdéjà depuis long-tems dans cer-taines occasions,était due à desexpériences nouvelles , faitesdans les asphyxies et dans quei-quesnialaaies, par M..Sage, del’académie royale des sciences,et célèbre professeur de chimie.Ces expériences, recueillies etimprimées par ordre du gou-vernemen t, répandues avec pro-fusion dans la capitale et uansles provinces, traduites chezl’étranger, excitèrentune com-motion générale dansles esprits,piquèrent la curiosité ou l’ému-lation , et bientôt les gazetteset les journaux 11e parlèrentplus que de faits confirmatifsde ceux de M. Sage.

Mais il arriva ce qui arrivecommunément, et ce qui arri-vera toujours aux productionsprésentées avec enthousiasme.Il s’éleva des contradicteurs qui,à ces expériences , opposèrentdesexpériences diamétralementcontraires. Dès ce moment, lepublic, fut partagé. Les acidesotles alkalis eurent chacun leurssectateurs, et ,ce qui est encored’usage , chacun, de son côté,cria au charlatan. Cependantdes savans prirent part à la que-relle. On écrivitde part et d’au-tre, et de cette dispute il estsorti une grande vérité, c’estque P alhali-volatil-fluor, auquelleschimistes modernes ont don-né le nom A'ammoniaque, n’estpas l’antidote exclusif de l'n.c-phyxi-e , et qu’on peut aussi la