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peut lire du bout des doigts.On a vu la jeune personne dontnous avons parlé, lire de cettemanière , et apprendre des airsde musique , qu’on lui notaitainsi en les piquant sur le pa-pier : elle écrivait avec ducrayon , ayant seulement unepetite règle mince et étroitequi lui donnait la largeur desoli écriture.
La Gazette des Sciences etA rts , de Vienne , en 1779 , faitmention d’une demoiselle Pa-radis , à qui le célèbre Kimper-lé , mécanicien , avait appris lemoyen d’exprimer ses pensées,d’anord par l’usage de carac-tères en carton découpé, et en-suite par une presse et des ca-ractères d’imprimerie. ( Voyezle mot Arithmétique , § VI ;voyez Imprimerie ).
En 1787, M. Hany a fait im-primer un Essai sur l'Éduca-tion des aveugles. Nommer cecélèbre instituteur, c’est fairel’éloge de son ouvrage.
Boyle, dans son Traité desCouleurs , parle d’un aveuglequi distinguait, par le tact,les couleurs des étoffes. ( Collée.Acad. , part, étrang. , tom. V,
P-330.
Voyez d’autres exemples dansl’ Encyclopédie , dans le Journalde la Blancherie , 1785 , p. 20,et dans le Journal des Savons ,1680 et 1681.
Doui Calmet, qui a com-menté ta Bible , observe , surle 14 e . verset du chapitre XIde Tobie, qu’un gtana nombrede médecins et ae naturalistesassurent que le fiel de poisson,et principalement du brochet
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et de quelques autres poissons,est fort bon contre le mal desyeux, et particulièrement pouramortir et faire tomber lestaies. C’est un remède biensimple qu'on avait négligé jus-qu’ici , et dont on ne se seraitpas encore avisé de faire usage,si le hasard ne l'avait fait con-naître.
La femme d’un ouvrier, de-venue aveugle depuis six mois,souffrit que son fils fît entrerdans ses yeux la liqueur expri-mée du fiel d’un barbeau avec lebout d’une plume.Sur-le-champelle sentit une douleur très-vive qui dura une demi-heure.La douleur se rallentit sans ces-ser ; de sorte que cette femmesouffrit toute la nuit. Le lende-main matin, des yeux se trou-vèrent collés pdr les sérositésabondantes qüx en étaient sor-ties. Son fils les bassina simple-ment avec de l’ëdu ; il en sortitdes eaux , tiilé humeur vis-qiteusé et une pëâu. Sa mèrecommença alors à voir la lu-mière ; lë soif il fit sur les yeuxde sa mërè la même opération
? ué le jour prétédônt ; elle souf-rit moins pendant la nuit ; sesyeux furent moins collés; il ensortit moins de matière et ellevit beaucoup mieux : le troi -sième jour, sa vue se trouvarétablie, de façon qvi’au boutde huit jours, elle put suppor-ter le grand jour.
Ce Tait a été vérifié et cons-taté par Ordre de St. le liëütë-nant dé police.
Au reste, on a encore vouluéprouver si le fiel de barbeaupeut endommagef le» yeux. On