204 A V O
en amis clans ceux d’un chienet d’un cliat. Ces animaux ontéprouvé sur-le-champ des dou-leurs aigues, à en juger par leuragitation ; leurs yeux ont étéenflammés pendant trois jours ;mais ils sont devenus ensuitedans leur état naturel commeauparavant.
AVOINE . Dans le Journalde Paris , du i 3 janvier 1777 ,un particulier a proposé delaisser macérer mheuresenété,24 heures en hiver, les deuxtiers et même seulement la moi-tié de la mesure d’avoine qu’ondonne aux chevaux. Par cetteopération il y avait économiedu tiers et de la moitié; l’a-voine était lavée, dégagée dela poussière fine que le criblen’a pu séparer , perdait la dis-position à la fermentation, quefaute de soinselle contracte dansces graines; enfin elle se rap-prochait de l’état de gruau ;mais une lettre adressée posté-rieurement aux journalistes ,contient des observations quisemblent devoir détourner del’usage de cette méthode ; c’està l’expérience à prononcer surce point.
L’avoine que l’on cultive leplus ordinairement dans biendes provinces , et à une très-grande distance des environs deParis , est l’avoine communeconnue de tout le monde, quel'on sait avoir l’inconvénient des’égrener dès qu’elle commenceà mûrir. Mais voici une autreespèce d’avoine que les ama-
A V O
tcurs de l’agriculture pourrontaisément se procurer, qui estannoncée sous le nom d ’Avoinede Hongrie y et qui n’a pas cetinconvénient.
Cette espèce d’avoine a descaractères auxquels on la re-connaît facilement, et qui ladistinguent de l’avoine com-mune. La pampe qu’elle poussed’abord est plus large , pluslongue et d’un verd plus foncé:le tuyau qui soutient les épisest plus gros et plus long dudouble: les épis, au lieu d’êtreplacés tout autour de la tige,sont arrangés d’un seul côté enforme de vergettes ; et les fila-tnens qui les soutiennent, aulieu d’être séparés à une cer-taine distance les uns des autres,sur la tige principale, y sontau contraire très-serrés : Cetteavoine vient supérieurementbien, sur-tout dans les terresun peu fraîches. On peut laissermûrir parfaitement l’avoine surpied , sans craindre qu’elles’égrène, la couper et l’enleveraussi-tôt qu’elle est mûre.
■Le défaut qu’on pourrait luireprocher, est d’être blanchecomme de l’orge ; mais songrain est plus gros, plus fari-neux , plus'pesant ; à-peu-prèsd’un septième à volume égal,que celui de la plus belle avoineordinaire. Au reste , cette cou-leur noire, qui fait préférercette avoine à une autre, 11’estqu’une affaire de préjugé; etl’avoine de Hongrie doit êtrebien supérieure à l’avoine com-mune, étant d’un septième pluspesante à volume égal.
Comme on laisse ordinaire*