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Tome premier.
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A U îl

ment notre avoine sur le champpour se renfler et s’imbiberd’humidité, quelquefois la pail-le se gâte; au lieu que la pailled’avoine de Hongrie n’étantpoint restée sur la terre, fournilune meilleure nourriture auxbestiaux : toutes ces qualitéssont des attraits bien propres àengager l’amateur de l’agricul-ture à essayer de cultiver cetteavoine.

AURORE BORÉALE . M.t’abbé Hell, astronome de lamarine à la cour de Vienne ,est persuadé que les aurores bo-réales sont des météores sem-blables aux parhelies, qu’ellessont formées par la réflexiondu soleil ou de la lune,sur des va-

{ leurs coagulées,su-pendues dans'atmosphère, à différentes dis-tances delà terre, et transportéespar les vents comme les nuages;que par conséquent ce ne sontpoint des phénomènes de l’élec-tricité, comme on l’a cru depuisquelque temps. L’apparition del’aurore boréale est annoncée,dit-on,par le mouvementde l’ai-guille aimantée. (V. Boussole ).

On trouve dans la Coll. Acad. ypart, franç. , tom. IV, p. 3i ,67,58,61 ;tom.V. p. 5, 14,469;tom. VI, p. 4, 7, 58,65; t. VII,p. 17 ; tom. X, p. 45 ; tom. XI,p. 27 ; tom. XII,p. 77,différenssystèmes et explications sur lesaurores boréales ; voyez aussi lejournal intitulé: Nouvelles de laRépublique des Lettres et Arts ,par M. de la Blancherie , 178'),pages 507 , 3i8; et dans leJournal de Physique , juin 1790,et mars 1791, des mémoires deM. Libes, professeur de physi-

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que à Toulouse , sur les auroresboréales.

AURUM MUSIVUM , ouOR MUSIF. On donne ce nom.à l’étain sublimé par le moyendu mercure. Ce mélange tientsa couleur d’or d’un degré defeu convenable; il n’y a guèreque le zinc qu’on puisse substi-tuer à l'étain dans cette opéra-tion. L 'aurum musivum est très-

f iropre à enluminer, à peindrees verres, et à faire du papierdoré ; on s’en sert aussi commeamalgame pour les machinesélectriques. ( V. Amalgame ).

Pour préparer l 'aurum musi-vum , on prend des quantitéségales d’étain, de vif-argent,de soufre et de sel ammoniac.Faites fondre l’étain dans uncreuset ; quand il sera fondu,versez-y le vif-argent, et lais-sez refroidir ce mélange. Faitesensuite fondre le soufre : versèzle sel ammoniac pulvérisé dansce soufre fondu : remuez ce mé-lange , et faites-le refroidir.Broyez-le ensuite avec soin, jus-qu’à ce qu’il soit réduit en unepoudre impalpable. Joignez-yvotre mélange d’étain et de vif-argent , et mêlez bien ces ma-tières, en continuant à les tritu-rer. Mettez le tout dans un fortmatras de verre bien luté par lefond, et dont le col soit long. Ilfaut que les trois quarts du ma-tras demeurentvides. Vous bou-cherez ce vaisseau avec un cou-vercle de fer-blanc que vousluterez. Cependant il faudra ypratiquer un trou de la grandeurd’un pois, pour pouvoir y fou-rer un petit clou ou bouchon ,afin qu’il n’en sorte L point de