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Tome premier.
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fumée. Vous mettrez ce matrasau bain de sable eu sur descendres chaudes. Donnez d’a-bord un feu doux, que vousaugmenterezpeu-à-peu, jusqu’àce que le mélange commence àrougir : pour lors vous pourrezôter le clou ou bouchon, et vousverrez s’il n’eu part plus de fu-mée : pour plus de sûreté, vousn’aurez qu’à laisser encpre lemélange pendant deux ou troisheures dans une chaleur égale:au bout de ce temps, vous au-rez un fort bon aurum musivum ,qui sera propre àcolorerleverre,à enluminer les estampes et lepapier.

On peut employer encore uneautre manière pour faire l 'au-rum musivum. Vous prendrezune once d’étain, que vous ferezfondre ; mettez-y deux gros debismuth, que vous y ferez bienincorporer. Laissez refroidir Içmélange, et broyez-le avec spinsur une pierre. Ajqptez-y deuxgros de soufre et autant de sejammoniac, que vous aurez soinde mêler et de bien tritureravec le reste du mêlauge. Met-tez le tout dans un matras quevous poserez sur des cendre^chaudes: vous augmenterez peu-à-peu le feu , jusqu’à ce que lemélangé rougisse doucement.Tenez-le pendant quelques heu-res dans le même degré dé cha-leur; vous aurez unbou aurummusivum; mais il faut avoir eula précaution de bien boucherle inatrqs, afin qu’il n’en sortepoint de vapeurs, pl observer,au reste, tout cç qui a été pres-critdaiis l’opération précédente.

Dans un mémoire lu en 1.792,

A U T

à l’Académie des sciences, M’Pelletier a démontré que l’é-tain seul ne peut se combinerqu’avec un 5*. de son poids dpsoufre; que l’or musii, qu’011avait regardé comme un sulfured’étain, contient cependant 4°pour 100 de soufre. Cette pro-portion étonnait, parce qu’oUignorait que l’or musif était unoxide d’étain sulfuré, et qupl’oxigène, uni à l’étain, augmen-tait l’affinité de ce métal pour le

soufre.M.Pelle lier açrouvcceUp

théorie par une suite d’expé-riences. Il a fait dé l’or musifpar la vpie humide, de la ma-nière suivante: il mêle ensem-ble du muriate d'étain et dusulfure alkalin. Il se fait dan?ce mélange une double décom-position ; l’acide muriatiquequitte l’oxide d’étain pour s’u-nir à i’alkali; le soufre quittel’alkali pour s’unir à bovidéd’étain. Le précipité est de l’oxi-de d’étain sulfuré , qui, légère-ment chauffé , donne un belor musif. Ce procédé pour l’ob-tenir, est plus économique etplus prompt. ( Bulletin de laSociété Philomatique, fév. 1792,n°. 8 ).

AUTOMATES. C’e&t le nomne l’on donne aux figures’fiommes ou d’animaux , quiparaissent se mouvoir d’eUè$-mêmes.

Sans parler ici delà statu^de.Memnon (voyez ce mot) , du pi-geon volant u’Archy tas, de l'ai-gle de Georges Muïler ( appeléRegiomontanus , parce qu’il étaitnatif de Koçnigsberg ) de l'an-droïde d’Albert(V. Andmde\et autres p.ièçes mécaniques,