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Tome premier.
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attribue des eliets si merveil-leux, n’est guère connue quedepuis le onzième siècle. Onprétend, avec son secours, dé-couvrir des sources , des mines,des trésors, etc. ; on s’en sertde cette manière : on tient d’uneinain l’extrémité d’une des deuxbranches, sans la serrer beau-coup ; en sorte que le dedans dela ntain regarde le ciel : on tientde l’autre main l’extrémité del’autre branche, la tige com-mune étant parallèle à l'horizonou un peu plus élevée. L'onavance ainsi doucement versl’endroit où l’on soupçonuequ’ily a de l’eau , etc. ; dès que l’ony est arrivé, la baguette tourneet s’incline vers la terre Lespropriétés qu’on lui attribue neparaissent qu’imaginaireset en-fantées par une trop grande cré-dulité. S’il y en avait quelqu’unequi put avoir des inouvemenssensibles , ce serait par exem-ple celles qui ont été imaginéespar le P. Kircher, telles queses baguettes physiques et chi-miques , dont un bout serait desel gemme ou d’or, et l’autre debois, etqu’on suspendrait eu équi-libre pour la découverte du selgemmeoudel’or.Maisqu’nrrive-rait-il encore ? les vapeurs quel-conques qui s’élèvent de la terreviendraient rompre l’équilibre,mais n’indiqueraient pas pins sic’est du sel gemme ou de l’orque la mine renferme. Quoiqu’ilen soit« oii petit dire en géné-ral que les secrets de la baguettedivmafoifé sôtit dëi jeuit ducharlatanisme dans les ma’iiisdeceux qui en font usage, et l’effetde l’illusion aux yeux du spèc-tateur. ( Voyez Sources ).

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M. Vallcrnout a fait impri-mer un ouvrage intitulé : laPhysique Oculte , ou Traitt 1 dela Baguette Divinatoire , avecfiguiPs.

Voici un phénomène d’uneautre espèce qui pourra trouverdes incrédules. Nous ne change-rons rien aux termes dans lesquels il est détaillé. «C’est une1J espèce de tradition parmi les” gens de la campagne, que le 3» oiseaux tués le jour des rois ,» et embrochés le même jour« dans Une baguette de cou-3> diier , rôtissent tout seuls.» A la dernière fête des rois» ( 1770), mon jardinier vint« nie dire qu’il avait tué un« étourneau, qu’il l’avait plu-» «ié, mis en broche, et qu’il» tournait de lui-même. J’al-» lai sur-le-champ à ma cui-» sine, et je vis sur leschenêts» l’oiseau embroché dans une» baguette de coudrier ( jet de» l’année encore verd ) qui fitm en effet devant moi, sans que» rien y touchât, sept à huit« tours très-lents jusqu’à par-» faite cuisson. Je fis embro-» cher le lendemain un autre» étourneau ( que le jardinier>3 avait aussi tué le jour des» rois) dans la même baguette,» il ne tourna pas. Je soupçon-» liai la branche de coudrier» d’avoir été trop desséchée en3) rôtissant le premier oiseau,33 Aussi-tôt je fis tirer un moi-33 neau ( qui par conséquent3> n’était plus du gibier tué lel> jour des rois ) et je le fis em-fe brocher dans un jet de cou-t> drier de l'année, que j’en-» voyai couper exprès. Le moi-