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Tome premier.
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l’épi. Quand il a été battu , ilfaut procéder à la dessication.Le consommateur l’étendradans une pièce au-dessus d’unfour , ou si cette pièce lui man-que, dans le four même, quel-que temps après que le pain enaura été retiré. On laissera laporte, soit de la pièce, soit dufour, en tr’ouverte , afin de don-ner issue à l'humidité , et on leremuera avec des pelles ou avecdes rateaux, de dix en dix mi-nutes , pour faciliter l’évapora-tion de l’eau. On n’attendra pasque le bled soit parfaitementsec, car alors il serait trop des-séché. On le retirera quand ilsera à-peu-près aussi sec que lebon bled, ensuite on le criblera.On attendra qu’il soit refroidipour le mettre dans des sacs.La provision d’une année entièredu consommateur, peut êtreainsi séchée en 8 ou io jours.Ce moyen est embarrassant, ilest vrai, mais il est indispen-sable , et l’on en est bien dé-dommagé par l’abondance de lafarine qu’on en retire , ainsique par la quantité et la bontéau pain.

Ceux qui font le commercedes grains ou qui en ont degrands approvisionnemens, nepeuvent pas se contenter d’unfour pour dessécher ce bled ger-mé , il leur faut une étuve, etvoici ce qu’on dit, à cet égard,dans le petit écrit dont nousvenons de parler.

« Quelques provinces sont» assez sujettes à l’accident de» la germination ; sur dix an-» nées , il y en a quelquefois» quatre ou la bled se récolteTome I.

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» germé. Combien il serait à» desirer que , dans ces pro-» vinces-là, le seigneur, le fer-» mier ou la communauté ,

» eussent une étuve commune »

» comme ils ont un pressoir, où» chacun pût aller étuver son» grain, moyennant une légère» redevance. Une pareille étuve» pourrait également servir à33 sécher les pois , les haricots*

» enfin les légumes qui, dans» les années humides , sontsu-» jets à se gâter , et qu’on con-» serverait sains par ce moyen.

>3 Cetétablissement,d’unebien-» faisance éclairée , serait bien» préférable aux secours mo-» mentanésquelacharitédonne» à l’indigent, parce qu’il assu-» rerait une nourriture plus,>j saine , diminuerait le nombre» des malades, ou écarteraitces» épidémies , dont on ignore» presque toujours la cause , et33 qui n’en out souvent pas d’au->3 très que la mauvaise qualité33 des alimeus.

>3 Si malheureusement on33 avait fait moudre le bled ger-33 mé , sans avoir pris la pré-33 caution de le dessécher ou de33 l’étuver, comme cette farine33 ne pourrait pas se conserver ,33 il faudrait recourir alors aux33 mêmes moyens que pour les33 bleds germés , quoique l’ap-33 plication en soit plus difficile.33 II faut étendre cette farine33 sur des toiles exposées dans>3 l’étuve , et la remuer quand» elle sèche ; ce qui exige des33 soinsplusgrandsetoccasionne>j un peu de perte.

33 Le bled germé, ou la farine» qui en provient, une fois étu-Aft