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Tome premier.
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l’p lies de la République des Let-tres et Arts, par M. de la Blan-cherie, 1762, p. a 85 .

§ VI. Maniéré de sceller lesgrains mouillés.

Lorsque des pluies trop abon-dantes surviennent pendant lasaison de grainer , on a lieu decraindre que les bleds versés ourécoltés humides , 11e puissentêtre conservés : pour remédierà cet inconvénient, on pratiqueavantageuserneri! , dans l’Angomnois, la méthode suivante :

Dès qu’on a retiré le pain dufour, on en ferme la porte, e!ou le laisse refroidir pendantenviron deux heures; alors ony jette l’une après l'autre plu-sieurs feuilles de papier , etquand elles ne font que séchersans roussir, on peut hardimentmettre le bled numide dans lefour. Il y d oit rester quarante-huit heures, et au bout de cetemps, il sera assez sec, pourêtre conservé sans avoir besoind’être remué , et sans qu’il vait à craindre qu’il vienne às'échauffer ou à se corrompredans le tas ; d’ailleurs la chaleurdu four aura fait périr tous lesinsectes qui pouvaient lui nuire,et ce bled qu’on p ut semer,commetoutautre, fournira unefarine belle et facile à lever.Cette opération s’est aussi pra-tiquée en Flandre avec succès ;il est fâcheux qu’on ne puisseen faire usage que sur de très-petites quantités de bled.

O11 peut voir dans le journalintitulé : Nouvelles de la Répu-blique des' Lettres et des Arts ,

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par M. de la Blancherie , 1 "82 ,p. '.'Bb , l’extrait du rapport ducomité de boulangerie, sur lesbleds humides et germés. Cerapport est terminé par le vceudes commissaires , pour quechaque seigneur de campagnefasse construire une étuve danssa paroisse, où les liabitans puis-sent faire sécher leurs bleds ,moyennant une légère rede-vance. Voy. aussi Colle. c. Acad.,part.Jranç. , tdm. XIII, p. 104,217 et 271. )

§ VJI. Manière expéditive de

scier, de battre et de vanner

les bleds.

Lorsqu’on vient à examinerles divers usages particuliersd’industrie propres aux diffé-rentes nations, il est aisé de voirque sur certains objets, il y alies nations qui ont des procédéspréférables à ceux des autres.Ce serait même un très-grandbien pour l’humanité , si sur lesdivers ouvrages auxquels leshommes sont occupés, on pou-vait réunir les méthodes lesplus sures et les plus courtes ,qui sont éparses dans tous lespays du monde.

Les procédés que l’on emploieen Turq nie pour scier les bleds,sont dans ce cas. Nos moisson-neurs faisant usage de faucillesqui sont très - recourbées , etprenant de l’autre main le bledqu’ils veulent scier, n’en peu-vent jamais embrasser que très-peu à-la-fois ; et de plus , ensciant les bleds avec a< tivité, ilne leur arrive que trop sùuvéiitde se couper les doigts.

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