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Alors on suspend ces fruitsaFnsipréparés à un clou au moyend’une boucle que l’on fait aubout du fil, dans un lieu abso-lumentsecet tempéré. Ce fruit,ainsi suspendu, se conserve très-loup-temps. An reste, c’est uneobservation digne de remarque,que les insectes qui déposentleurs œufs dans presque tous lesfruits , respectent cependant lespèches, les raisins et les abri-cots. S’il se trouve quelquefoisdes vers dans ces derniers, c’estqu’ils y sont entrés lorsque lefruit s'est ouvert de lui-mêine ,çe qui est assez fréquent.
On parvient, dit-on, à con-server très-bien les fruits, enles enduisant avec une dissolu-tion de gomme arabique. Cettedissolution, en bouchant tousles pores , pourrait peut-êtreempêcher l'évaporation des par-ties , et contribuer par-là à laconservation du fruit ; maisnous observerons que cette es-pèce de vernis qui recouvre lefruit, mis trop épais, étant su-jet à se fendiller, laisserait,dans ce cas , un libre passage àl’air, ce qui rendrait nulle laprécaution qu’on aurait prise.
La Collection Academique, ,partie étrangère , t. VI, p. 5 16 ,indique un vernis plus efficace,fait avec une livre d’espril-de-vin rectifié, et deux onces deÿucciu blanc, mis en digestionau bain-marie pendant 48 heu-res ; on y ajoute une once desandaraque blanche et de masticblanc, et une once et demie detérébenthine de Venise . On faitdigérer le tout au bain-marie. pendant 24 heures, jusqu'à dis-
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solution entière. Les fruits en-duits de ce vernis, se conser-vent tout aussi bien ([11e les ce-rises qu'on conserve en les en-duisant de cire blanche fon-due.
La cire jaune fondue produi-rait le même effet. Cela est sivrai, qu’on parvient à conserverdes pêches en les entourant dofilasse, et en les trempant en-suite dans de la cire jaune fon-due , qui, en se refroidissant,forme une enveloppe impéné-trable à l’air.
On lit dans la Collée. Acad.,part. étr. , tom. VI, pag. 3 oi,qu’un apothicaire enferma descerises aigres parfaitement mu -res, dans un bocal de verve àlarge embouchure ; qu’il mitentre deux autant de feuillesde vignes qu’il en fallait pourempêcher qu’elles ne se lou-chassent; qu'il ferma ce bocalavec son couvercle de verre,bien lutté avec de. la cire molle ;qu’il suspendit ce bocal dans unpuils; que le cordon cassa ; quele bocal, oublié pendant 4oans,fut rapporté par des ouvriers àl’apothicaire, qui trouva les ce-rises entières, bien conservées,mais n’ayant plus leur saveurnaturelle.
On lit dans le journal inti-tulé Nouvelles de la Républi-que des Sciences et Arts , parM. la Blancherie , 1786, p. 558 ,que M. Carrier a essayé detransporter de la Dominique auHavre, des Ananas, des sapo-tilles, des bananes, des oran-ges , etc. Après une traverséede 48 jours, et trois jours après,lç débarquement, ces fruits s*.