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Tome troisième.
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mettre pour greffe de très-gros-ses branches. On gagne une an-née que l’on perdrait eu gref-fant à l’ordinaire. Il y a lieu depenser que cette greffe est lapremière qui a été présentéepar la nature, et qui a donnénaissanceanxespècesdifférentesde greffes qu’on a imaginées.

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§ V. Greffe en écusson.

C’est la plus expéditive , laplus étendue, la plus simple,la plus usitée, la plus naturelleet la plus sûre de toutes les mé-thodes de greffer. On peutgref-fer en écusson pendanttoulelabellesaison, depuisle commen-cement du mois de mai , jus-qu’à la fin de septembre, si cen’est qu’il en faut excepter lestemps de pluie,leschaleurs tropVives, et les grandes sécheres-ses: il faut aussi le concours dedeux circonstances ; que le su-jet soit en sève , ainsr que l’ar-bre sur lequel on prend l’é-cusson. Les écussons que l’onfait avant la Saint-Jean , fontleur pousse dans l’année; ceuxque l’on fait après ce tempsne poussent qu'au printemps del’annéesuivante ; c’est pourquoion nomme les premières écus-sons à la pousse, et les autresécussons à ceil dormant.

L’écusson n’est autre chosequ’un œil levé sur une bonnebranche : pour le lever , on faitautour de cet œil une incisiontriangulaire, et ensuite on dé-tache l’écorce de dessus le bois,observant exactement si l'œilest resté adhérent dans l’inté-rieur de l’écorce; alors ou fait

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sur le sujet deux incisions ,comme si on figurait la L itremajuscule T , et on en propor-tionne l’étendue à la grandeurde l'écussou qu’on y veut pla-cer; on soulève par ses anglesl’écorce du sujet; on glisse l’œilen-dessous ; on applique dessusl’écorce soulevée ; et avec dela filasse de chanvre, ou encoremieux de la laine filée, parcequ'elle serre moins vivement ,on passe plusieurs tours sanscouvrir l’œil, pour maintenirles écorces et faciliter leur réu-nion. Lorsque les greffes com-mencent à pousser , on dé-tache la filasse qui l’entourait.Voyez dans la Collect. Acad. ,part.fr. , tom. II, p. 697, lamanière dont en Languedoc ongreffe les oliviers en écusson.

§ VI. Greffe en langue sur lesracines.

On tvouvedansla Coll. Acad.,part. êtr. , tom. IV, p. 38 ,un procédé pour greffer des ar-bres fruitiers, qu’il ne paraitpas qu'on ait employé enFrance : on prend une bonneracine d’1111 jeune arbre que l’oncoupe de biais à environ unpouce; on se procure ensuitenue greffe , grosse comme ledoigt,proporlionnéeà laracine,longue de cinq ou six pouces,que l’on coupe également debiais; on fend ensuite la racineet la greffe d’environ un pouce,et on insère l’un dans l’autrede manière que le contact soitaussi parfait que faire se pour-ra , pour que la sève puissecommuniquer de L'un à l’autre ;