G R O
tirer , il faut percer le tonneauun pouce près du bas.
il ne faut exprimer que letiers du suc de groseilles ; tropd'expression rendrait le vin dur.Ce vin ressemble à celui deMadère.
Les doses à employer sont,pour avoir 120 pintes de liqueur,32 pintes de jus de groseilles,64 pintes d’eau , 72 livres desucre, qui équivalentà 24pintesd’eau. ( Voyez le Recueil de laSociété de Philadelphie , année1771.)
Suivant le second procédé,cueillez vos fruits mûrs, aprèsla rosée dissipée ; laissez-lesexposés au soleil quelquesheu-res , et ensuite séparez-les deleur grappe dans un tonneaudéfoncéqui sert de cuve,et avecdes pilons écrasez-les autantqu’il sera possible.
Si le suc est trop visqueux ,ajoutez-y de l’eau , parce quesans fluidité point de fermenta-tion tumultueuse. Si le suc esttrop fluide et s’il ne contientpasassez de muqueux doux , met-tez-y quelques livres de sucreque vous remuerez et agiterez.
Remplissez ce tonneau à qua-tre doigts près de sa hauteur ,et placez-le dans un lieu tem-péré ; couvrez-le légèrementavec une toile , et placez par-dessus son couvercle. Alors lafermentation tumultueuse s’é-tablit. Levez de temps en tempsle couvercle jet lorsque la massecommence à s’affaisser, tirezvotre vin dans des petits ton-neaux , qu’on laisse dégorgerquelques jours. Ayez soin de lesremplir avec du même vin , que
G R O 197
vous aurez mis en réserve. Dèsque la fermentation tumul-tueusecommenceraà diminuer,bouchez peu-à-peu le tonneauavec son bouchon ; et quand ellesera cessée , boucliez exacte-ment sans laisser d’évent.
Au boutde deux moisonpeutsoutirer ce vin. Ce sera un vraivin de groseilles, un peu acide ,mais non aigre.
§ II. Marasquin de groseilles.
Cette liqueur est l’esprit ar-dent du fruit, comme nous l’a-vons dit au inot Marasquin. Onprend cent livres de groseillesparfaitement mûres ; on lesécrase dans un ample vaisseau;on prend ensuite douze livresde feuilles de cerisier, qu’onpiledans un mortier de marbre;on lesajoute aux groseilles écra-sées, et on laisse le tout tran-quille jusqu’à ce que la fermen-tation s’annonce : alors on fouleet refoule ce fruit toutes les 24heures une fois; ou laisse agir lafermentation jusqu’à ce qu’elleexhale une odeur vin«use tirantmi peu sur l’aigre, mais très-peu ; car si l’aigre dominaittrop, ce serait une preuve quela fermentation acéteuse seraitcommencée , et dans ce cas toutserait perdu. La fermentationétant à son point, il sera tempsde procéder à la distillation : ilfaut garnir la grande cucurbitede la grille dont il est parlé aumot Marasquin ; on y verse lefruit en totalité ou en partie,relativement à la capacité de lacucurbite, qu’il faut laisser videà six pouces du bord. On adapt®