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Enfin il est à souhaiter que lesmédecins qui ont à traiter lesmaladies des jeunes gens, étu-dient leur manière d’être, carc’est sur-tout à cet âge que leshabitudes sont pernicieuses.Avec le temps elles deviennentnaturelles, et paraissent avoirmoins d’effet, ce qui n’empêchepas qu’elles ne soient cause decertaines infirmités qui ne sem-blent y avoir aucun rapport.( Voyez, dans la Médecine Do-mestique , ce qui est dit à cesujet).
En'1782, lesienrDoifemont,tailleur , rue de la Verrerie,vis-à-vis Saint-Merry , a faitannoncer, dans les papiers pu-blics , des épaulettes et des cein-tures en piquure , utiles auxfemmes et aux enfans, et ap-prouvées de la Société Royalede médecine , comme propresà soutenir et même redresser lataille. ( Voyez le Journal desInventions et Découvertes , im-primé en 1795 ,t. I, p. 2.37 ),
Quant aux vêtemens, il y along-temps que l’on s’est expli-qué sur le mauvais effet desnôtres; on ne saurait trop insis-ter sur un objet aussi essentiel ;il serait à souhaiter que la mo-de qui varie tant, pût nousconduire enfin à un usage rai-sonnable. La manière dont lesEuropéens s'habillent , plusleste que celle des Orientaux ,a certainement moins de grâce,est plus incommode d’ailWurs,etexige unetoilettepluslongue.Dans un pays humide et plu-vieux , on ne peut peut-être pas,comme en Asie , porter deshabits longs , faits arec des
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étoffes précieuses. Notre peud’opulence nuirait à notre luxe,
f »eut-être aussi que notre pétu-ance ne s’accommoderait pasde ce que ces habits paraissentavoir d’embarassant, quoiqu’onait long-temps porté en Fiancedes habits longs; mais rien nenous oblige à gêner nos piedsdans dessou I iers minces, étroits,par cette raison peu sains, etdont la forme étrangère à cellede la nature, rend notre alluregênée , et nous procure descors, des Oignons, des duril-lons , enfin rend nos pieds sen-sibles et notre marche doulou-reuse ; cequ’éprouventsur-toutles femmes en s’élevant sur destalons ridicules,qui, joints avecla gêne des souliers, leur occa-sionnent, à un plus haut degré,tous les accidens qui peuventarriver aux pieds: leur uniquedédommagement, est de don-ner à leur stature une élévationqui n’est pas dans la nature, etde cambrer le pied de façon àne pouvoir plus être applati.Leurs jambes d’ailleurs perdentpar-là, la belle forme rondeu’elles doivent avoir ; elleseviennent ordinairement plusmaigres par l’inaction et le rac-courcissement des muscles pos-térieurs. M. Winslow croit quecela peut même influer jusquesur les viscères de l'abdomen ,et dont en cas d’accident onchercherait inutilement la causeailleurs. Ces hauts talons obli-gent de plus lesfemmes, quandelles marchent, à plier les ge-noux en avant pour conserverl’anglede 90 degrés quela jambedoit avoir avec la plante des4