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Tome troisième.
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res d’une pointe ou d’un angleà l’autre, après quoi il a prisséparément chaque brin d'é-pines; il les a couchés et assu-jétis à chaque croisillon oujonction des losanges, obser-vant d'incliner alternativementchacun de ces brins, tantôt lelong des gaulettes penchées àdroite, tantôt le long de cellespenchées à gauche , et- il les amaintenues et fixées avec osiersqui ont embrassé et les gau-lettes et les brins d épines. Cettemanœuvre terminée, il a réduitle tout à trois pieds six poucesde hauteur.

Résultat. —Tl a suivi décriteopération , que les brins d'é-pines se trouvent maintenantsoudés et adhérons les uns auxautres dans les points de leurjonction, par la réunion desécorces, et il en résulte un sou-tien mutuel et de proche enproche dans toutes les partiesde la haie; les pousses des bour-geons de ces épines couvrent lesintervalles des losanzes, de ma-nière que cette haie continue neforme plus qu’un seul corps.

Il est aisé de concevoir lesavantages d’une pareille haie,'qu’on peut également formeren charmille , et qui présentede tous côtés des résistances àquiconque voudrait s’y pré-senter.

Voyez , sur ce genre de clô-ture, la Feuille du Cultivateur ,tom. Y, pag. 122, 189 et 195.M. Chalumeau conseille d’em-ployer de préférence le. sureauet le faux ébénier, dont lesfleurs founissent aux abeillesune récolte abondante. Il re-

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commande aussi l’amandier,le pommier d’api greffé sur sau-vageon, et le néflier sauvageonou greffé, qui, selon lui, fe-raient d'excellentes clôtures.

L’Académie de Lyon a de-mandé, en 1781, des observa-tions théoriques et pratiques surles haies destintes à la clôturedes champs , des vignes et desjeunes bois. Les auteurs devaientindiquer le choix convenabledes diverses espèces de haies,suivant la diversité des terreinset des cultures. I Is devaient dé-terminer la meilleure maniéréde les former et de les entrete-nir, en considérant le produitdes récoltes, l’extension-desracines , le chaufTage , les ar-bres fruitiers qui peuvent êtreplacés dans les haies, etc. Mousignorons si les prix, qui con-sistaient en deux médailles d’oret deux médailles d’argent, ontété remportés.

Le premier but de l’agricul-ture est de multiplier les pro-duits, en dépensant le moinspossible en argent et en travail.Les haies que nous allons pro-poser remplissent cet objet danstoute son étendue.

Il est bien démontré qu’unchamp, fermé par des murs ,estplus avantageux qu’un champouvert; mais les murs sont fortcoûteux, et quelquefois impra-ticables dans certains endroits,faute de pierres ; on peut cons-truire alors des haies économi-ques , qui sont impénétrableset d’un très-grand produit.

Plantez, à 5 ou 6 pieds l’unde l'autre , des pommiers, poi-riers , pruniers, mais ue mê-