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Tome troisième.
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dans tous les sens, afin de faireproduire tous les degrés depression dans toutes les direc-tions possibles. ( Voyez le dé-tail de ses procédés dans leJournal des Inventions et Dé-couvertes , année 1795, p. 2i).

Tout le monde sait que lesdescentes sont un accident très-commun, parmi les jeunes genssur-tout. En remédiant sur-le-champ à ces acciden 3 , souventils n’ont point de suites fâcheu-ses; mais aussi quelquefois ilsobligent à des précautions pourle reste de la vie. Il est donctrès-important de s’adresser toutde suite à un homme de l’art.Mais, à cet égard, nous aver-tissons qu’il y a , dans les pro-vinces , des charlatans au igno-rans qui s’annoncent pour gué-rir sûrement cet accident ; Jemoyen coupable qu’ils em-ploient est de couper un testi-tule ; et lorsque l’hernie estdouble, ils coupent les deux.Des gens qui, sans nécessité,se permettent des opérationsaussi dangereuses, et dont lessuites sont aussi affligeantes ,méritent assurément d’être pu-nis. Un rapport fait à la Sociétéroyale de médecine prouve quecela n’est que trop commun.

Heister nous apprend queGeorge II , roi d'Angleterre,passant en revue un régiment,touché de ce qu’on était obligéde délivrerSî congés pour causede hernies, dit qu’il ferait don-ner 100,000 écus à la personnequi aurait trouvé le moyen deguérir cette cruelle maladie. Unchirurgien, frappé de la pro-messe du roi, quitta son état

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pour s’occuper uniquement dela guérison des hernies. Deuxannées de travail et de recher-ches ne l’ayant point conduit àson but, il eut la bonne foi del’avouer. George II lui fit don-ner 40,000 liv. pour le dédom-mager de ses pertes, et pour lerécompenser de son zèle.

Voici un autre trait qui nousa été conservé par Dionis :

Le grand Colbert, informéque le prieur de Cabrières, enProvence , avait réussi à guérirquelques enfans attaqués dehernies, par le moyen d’un em-plâtre qu’il appliquaitsur l’an-neau , et du vin Diane aiguiséd’acide marin qu’il faisait boire,le fit venir à Versailles , et l’en-gagea à lui confier son secret.Louis XIV , avec son ministre,se fit un plaisir d’administrerlui-même le remède ; et ayantobtenu quelques succès, la mé-thode fut rendue publique, etle Prieur renvoyé comblé debiens et d’honneurs.

De nos jours, M. Magez,chirurgien-major de la marine ,publia l'Art de guérir radicale-ment , et sans le secours d'aucunbandage , les hernies. Cet ou-vrage a été imprimé à l’impri-merie royale.

HIEBLE. Cette plante, pluspetite que le sureau communauquel elle ressemble d’ailleursà tant d’égards, croît le longdes terres labourées : ses ra-cines s’étendent quelquefois jus-

? [u’à cinq ou six pieds de pro-ondeur, en sorte que la bêchene peut souvent les détruire. Ilserait cependant utile de pou-voir délivrer la» terre* eusemeu-