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Tome troisième.
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«Iair et à grand bouillon, jus-qu’à ce que la liqueur soitdimi-nuée d’un cinquième.

On entonne l’hydromel pourle faire venir à la fermentationvineuse ; c’est pourquoionplacele tonneau au soleil sans êtrebondonné , mais recouvert seu-lement , à la place du bondon ,d’une tuile platte. Comme lachaleur est nécessaire pour lafermentation de l’hydromel, lasaison pour le faire est le com-mencement de juin , parce quela chaleur est alors très-grande.Un point essentiel pour bienréussir, est d’arrêter la fermen-tation à propos, avant que laliqueur passe^à l’acide.

Cette liqueur devientd’autantmeilleure, qu’elle est gardéeplus long-temps.

Dans la Pologne , la Lithua-nie, la Russie , la boisson ordi-naire est l’hydromel : voici lamanière de le faire. Prenez 5opots d’eau de fontaine ou de ri-vière ; délayez-y 20 livres debon miel blanc ; mettez le toutsur le feu et l’écumez ; on l’ylaisse j usqu’àce qu’un œufpuissesurnager la liqueur; après quoiversez-la dans un tonneau, dontvous n’emplirez que les deuxtiers, que vous ne boucherezqu’avec du papier et du liège ;mettez ce tonneau au soleil pen-dant 40 à 5o jours, afin que laliqueur fermente et se fortifie;descendez-le ensuite à la cave,et bouchez-le bien. Pour faireun hydromel vineux, il n’y aqu’à ajouter quelques pots de. bon vin d’Espagne ou autre, surla fin de la cuisson, ou avantqu’il ait bouilli. ( Voyez Coll:

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Acad., part, franç., t. II, p.355 et 436. )

HYDROMETRE. C’est lenom qu’on donne en général auxinstrumens qui servent à mesu-rer la pesanteur , la densité , lavitesse, la force et les autrespropriétés de l’eau. Sous ce gen-re peuvent être compris VAréo-mètre, le Nétomètre , etc. {Voyezces mots. )

Cependant quelques auteursontdonnéplus particulièrementle nom d’hydromètre à ceséchelles établies dans les gran-des villes, pour indiquer la cruedes rivières. ( Voyez CollectionAcad., part.franç ., 1 .1 ,p. 191 ).

A Dieuse , en Lorraine , on ajugé à propos de placer un pla-teau circulaire d’environ deuxpieds de diamètre sur la surfacede l’eau : au centre du plateauest attaché un gros cordeau quipasse sur une poulie placée auhaut de la charpente qui sou-tient les pompes, et porte en-suite un poids qui monte oudescend le long d’une grandeplanche, partagée par une li-gne divisée en degrés commecelledesbaromètres et des ther-momètres. Il est évident quelorsque l’eau monte dans lepuits, elle élève le plateau , etque le poids descend ; l’eauvient-elle à diminuer, le poidsmonte. Une idée aussi simplepeut être applicable, avec très-peu de frais, à tous les puitsprofonde , comme à ceux de Bi-cêtre, de l’Ecole Militaireet desInvalides à Paris , et dans lesréservoirs.

Les anciens se servaient d’unpareil moyen pour faire mou-