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Tome troisième.
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voir l'aiguille de leurs clepsy-dres ou horloges d’eau , aveccette différence, qu’ils faisaientfaire une révolution à leur cor-deau autour d’un cylindre ho-rizontal , dont l’axe portait l’ai-

f uilie de leur cadran. Lorsqueeau s’écoulait du réservoir in-férieur, le plateau descendait,et le cordeau qui le soutenaitfaisait tourner le cylindre et l’ai-guille. L’évaporation de l’eau,l'inégalité avec laquelle elle s'é-coule à différentes hauteurs parle même orifice, ont fait aban-donner ces clepsydres; car l’eauétant plus haute, a plus de pe-santeur, et s'écoule plus viteque vers la fin de l’épuisementdu réservoir.

M. Pingeron pense qu’on pour-rait tirer parti de l’expérienceci-dessus; qu'elle pourrait mê-me contribuer à l'embellisse-ment des villes, en marquantl'accroissement et le décroisse-ment des eaux de la rivière.Pour applique r l’index des sa-lines de Dieuse aux ponts, onérigerait vers leur milieu unecolonne, sur le fut de laquelleserait tracée une ligne diviséeen parties égaies. Dans le cha-piteau seraient placées une oudeux poulies , sur lesquellespasserait une petite chaîne quisuspendrait un anneau de bron-ze; cet anneau embrasserait lacolonne, et marquerait en mon-tant et en descendant la diminu-tion ou l’aiigmentation deseauxde la rivière. L’anneau devraitêtre très-pesant du côté de laligne pour être toujours dansune situation horizontale. LeIjout de la petite ehaine, qui

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sprait du côté de la rivierp, se-rait attaché à un fort plateauqui monterait et descendraitavec la surface de l’eau dans uneespèce d’encaissement, commeun corps de pompe percé par lebas. Cette précaution est indis-pensable pour empêcher que lecourant n'entraîne lesmorceauxde bois : il serait même possi-ble, en construisant les piles desponts,d’y laisser une espèce depetit puits, dont le fond com-muniquerait avec la rivière.Pour cet usage, on placerait surla colonne une statue représen-tant la nymphe de la rivière,ou un vase ou un trophée : parce procédé, les passans ne ser-raient plus obligés de se pres-ser sur un parapet pour voir l’é-chelle qui est gravée sur le per-ron de l’une des piles.

Dans 1 e Journal des Savans y1675, p. 118, i r *.édit., et p. 65de la 2 e ., on donne la descrip-tion et la figure d’une machinepropre à observer les périodesde la marée. Cette machine esttirée d’un journal d’Italie .

A Paris,l ’échelle dont on faitusage pour mesurer la hauteurde la rivière, est celle dupontde laTournelle.C’était delà quele bureau de la ville en faisaitprendretous les matins la mesu-re , qu’il rendait publique dansle Journal de Paris.

Le point fixe de cette échellehydrométrique a été pris de lasurface des plus basses eaux de1719. Ai nsi le premier point estzéro , et à mesure que l’eaumonte, l’on marque ses degrésd’élévation par pieds et pouces.

C’sst cette échelle qui sert de